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Mutinerie
Bon
Bon

Jason Statham dans un film d’action peu original, mais efficace

Un porte-conteneurs, une vingtaine de mercenaires armés jusqu’aux dents et surtout, Jason Statham : la recette gagnante pour un bon film d’action.

Contenu de la critique

Bande-annonce officielle 2 en français  © Cineplex Pictures

Jason Statham a fait ses débuts dans les premières réalisations de Guy Ritchie (Lock, Stock and Two Smoking Barrels et Snatch), puis s’est rapidement imposé comme une des vedettes de films d’action les plus populaires des années 2000. En plus de participer à des franchises telles que Les sacrifiés et Rapides et dangereux, Statham nous revient chaque année ou presque avec un long-métrage où il incarne un dur à cuire qui fait sa propre loi, qui protège la veuve et l’orphelin, qui exerce sa vengeance, bref, qui trouve toujours une bonne raison de casser des gueules. Après le décevant Refuge fatal, sorti au début de 2026, l’acteur britannique est déjà de retour dans Mutinerie, qui s’avère plus satisfaisant.

Cole Reed (Jason Statham) est un ancien commando et ex-policier, qui travaille désormais comme garde du corps d’un milliardaire thaïlandais à la tête d’une multinationale se spécialisant dans le transport maritime. Lors d’un guet-apens impliquant des policiers corrompus, le riche entrepreneur est tué et Reed est faussement identifié comme le suspect numéro un. Désireux de retrouver les vrais coupables du meurtre, il remonte la piste jusqu’au Artemis, un navire qui s’apprête à prendre le large. À sa grande surprise, il y découvre un conteneur rempli de réfugiés, dont des femmes et des enfants, victimes d’un réseau de trafic humain... 

La vaste majorité de Mutinerie se déroule à bord du Artemis, dont l’équipage est formé de mercenaires armés de mitraillettes et de couteaux. Seule la lieutenante Angie Ellis (Annabelle Wallis, Malfaisant) prêtera main-forte à notre héros au cours d’un long jeu du chat et de la souris à travers les divers recoins du navire, ponctué de combats rapprochés et de fusillades. Brutal et sanglant, le film peut être décrit comme « Die Hard sur un bateau », une variation déjà vue dans Cuirassé en péril. En d’autres mots, rien de très original, mais la formule demeure efficace.

Derrière la caméra, le réalisateur français Jean-François Richet se contente d’enchaîner les scènes d’action à un rythme soutenu, tout en mettant en valeur sa star dans un rôle qui lui va comme un gant. Richet a souvent dirigé son compatriote Vincent Cassel par le passé, notamment dans le diptyque Mesrine et dans L’empereur de Paris, mais Mutinerie est plutôt du même ordre que Père de sang avec Mel Gibson ou Mayday avec Gerard Butler. Du divertissement musclé, sans fla-fla. 

Mutinerie ne réinvente rien, mais livre la marchandise, ni plus ni moins. Ce n’est pas un paquebot de luxe, c’est l’équivalent cinématographique d’un porte-conteneurs. Ce n’est pas de la cuisine moléculaire, c’est un bon vieux steak avec des patates. C’est ce que j’appelle un film de papa, du type qu’on allait louer au club vidéo ou qu’on regardait à TQS à l’époque. Jason Statham semble s’être donné la mission de faire perdurer ce genre au grand écran, et ceux qui ont été fans de Sylvester Stallone, Arnold Schwarzenegger, Bruce Willis, Jean-Claude Van Damme ou Steven Seagal au fil des ans lui en sont reconnaissants.