L’actuelle série de films mettant en scène Spider-Man dans le « Marvel Cinematic Universe » (MCU) s’est d’abord déployée en une trilogie réalisée par Jon Watts. Le bien nommé Spider-Man : Un jour nouveau entame un nouveau cycle d’aventures de l’homme-araignée avec un long métrage signé Destin Daniel Cretton, à qui l’on devait déjà l’étonnant Shang-Chi et la légende des Dix Anneaux.
À la fin de l’épisode précédent, Spider-Man : Sans retour, Peter Parker (Tom Holland, L’Odyssée) avait demandé à Docteur Strange de faire oublier son existence au monde entier, incluant son meilleur ami Ned (Jacob Batalon) et son amoureuse MJ (Zendaya, Dune : Deuxième partie). Maintenant adulte, Peter a passé les quatre dernières années à vivre seul, dans un isolement quasiment total, se consacrant à combattre le crime à temps plein en tant que Spider-Man. On souhaite bien sûr éviter les divulgâcheurs en ne révélant pas les détails de l’intrigue, alors on mentionnera simplement que Spider-Man affronte ici une figure énigmatique qui s’attaque à répétition aux installations de Damage Control, une agence gouvernementale chargée de contrôler la population super-héroïque des États-Unis.
Spider-Man : Un jour nouveau s’impose rapidement comme un des films en prise de vues réelles les plus fidèles à l’esprit des bandes dessinées créées par Stan Lee et Steve Ditko. C’est vraiment un feuilleton sentimental sur la vie rocambolesque d’un jeune homme, un récit ancré dans les rues de New York où il adonne que des individus dotés de super-pouvoirs se manifestent régulièrement. Le film insiste aussi beaucoup sur le fait que Peter est féru de science, ce qui le rapproche du docteur Bruce Banner (Mark Ruffalo, Pauvres créatures), alias Hulk. D’autres personnages de Marvel font aussi des apparitions, dont Frank Castle (Jon Bernthal, Le comptable 2), le protagoniste de la série télé The Punisher, dans sa première apparition au grand écran au sein du MCU.
Les scènes d’action sont très dynamiques visuellement, semblant encore là sortir directement d’un comic book. Spider-Man file à toute vitesse entre les gratte-ciel new-yorkais avec ses toiles, pourchassant les criminels et prenant part à des combats spectaculaires contre divers adversaires, incluant des ninjas! Le réalisateur Destin Daniel Cretton nous fait vivre beaucoup de sensations fortes, mais il sait aussi ralentir la cadence pour développer les personnages, à commencer par Peter Parker, qui réalise peu à peu qu’une existence solitaire sans amitié et sans amour n’est pas possible. Le film met par ailleurs en scène un fascinant personnage incarné par Sadie Sink (Stranger Things) dont l’identité a été gardée secrète. On n’en dit pas plus, mais elle est impliquée dans plusieurs séquences très chargées émotionnellement.
Avec une durée de 2h25, Spider-Man : Un jour nouveau est un peu trop long, possiblement parce qu’en plus de raconter ce qui se passe avec Peter Parker, le scénario de Chris McKenna et Erik Sommers doit faire de la gestion de franchise, mettant la table pour certains futurs longs métrages du MCU. Heureusement, il y a assez d’action, d’humour et d’émotion pour qu’on demeure captivé jusqu’à la fin.
