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Affiche du film Final Destination: Bloodlines
Destination ultime : Liens de sang
TrĂšs bon
TrĂšs bon

Le meilleur Final Destination de la série

Final Destination: Bloodlines est l'une des plus belles surprises de l'année. Personne n'aurait parié sur la réussite de ce sixiÚme épisode d'une franchise culte mais moribonde.

Contenu de la critique

Bande-annonce en français  © Warner Bros. Canada

Pour célébrer le 25e anniversaire de la célÚbre franchise Final Destination, les fans pourront délirer devant Bloodlines, un épisode aussi amusant que haletant, facilement le plus divertissant du lot.

L'idée derriÚre Final Destination a toujours été fascinante: suite à une prémonition, des jeunes gens arrivent à tromper la mort. Mais la Grande Faucheuse ne l'entend pas ainsi et elle finit par avoir le dernier mot, décimant les individus dans l'ordre qu'ils devaient mourir. Le problÚme, c'est que ce concept dantesque n'a jamais été exploité correctement dans aucun des cinq films précédents. Il fallait Bloodlines pour revenir aux sources et déchiffrer de nouveaux territoires.

Le long mĂ©trage y arrive en mĂ©langeant le riche potentiel en jachĂšre et des idĂ©es simples, mais porteuses qui mĂ©ritaient simplement d'ĂȘtre explorĂ©es. Car sur papier, la prĂ©misse ne rĂ©volutionne absolument rien. Notre hĂ©roĂŻne Stefani (Kaitlyn Santa Juana) est bombardĂ©e de cauchemars rĂ©currents sur sa grand-mĂšre. Dans sa jeunesse, cette derniĂšre a empĂȘchĂ© une tragĂ©die et la Mort vient hanter sa famille.

Cela ne prend que quelques secondes au film avant qu'un jump scare ne survienne. L'idéal pour rappeler que la tension guidera le récit et qu'elle s'exprimera du début jusqu'à la fin. La mort peut surgir à chaque instant, faisant battre le coeur plus rapidement, rendant paranoïaque comme notre protagoniste et son aïeule.

Le plaisir de la série se retrouve comme toujours dans les décÚs brutaux et inattendus. Un humour bien noir qui naßt de la destruction la plus gore et la plus brutale. Les admirateurs seront comblés par une multitude de séquences chocs qui font à la fois hurler de rire et détourner le regard. Mention spéciale à l'introduction, d'un grand pouvoir d'évocation, qui heurte de façon viscérale les sens.

La mise en scÚne diablement efficace participe à cet effet d'inconfort. Créateurs de navets d'une médiocrité sans nom (Tasmanian Devils, Leprechuan: Origins, Dead Rising: Watchtover), les cinéastes Zach Lipovsky et Adam Stein se sont ressaisis avec le bien nommé Freaks en 2018 et ils offrent ici leur effort le plus satisfaisant en carriÚre et le plus méticuleusement assemblé, naviguant entre sérieux et série B assumée.

Le fait de bĂ©nĂ©ficier d'un scĂ©nario digne de ce nom aide Ă©videmment. Sans ĂȘtre particuliĂšrement profonde, l'histoire tĂąte des sujets sensibles et importants comme la peur de la mort et le dĂ©sir de profiter pleinement de la vie. Il est surtout question des liens du sang et de ces traumas qui peuvent se transmettre de gĂ©nĂ©ration et gĂ©nĂ©ration. Puis il y a cette particularitĂ© d'ĂȘtre parent et de toujours craindre pour la sĂ©curitĂ© de ses enfants.

Dans ce contexte bien balisé, entre archétypes et stéréotypes, les interprÚtes s'en sortent honorablement. Plusieurs acteurs jouent gros, d'autres s'effacent complÚtement à l'écran, mais la plupart tirent le maximum de leur partition. C'est le cas de Kaitlyn Santa Juana (une actrice canadienne que l'on a pu voir dans la série The Flash) qui porte sans difficulté le film sur ses épaules. C'est également l'occasion de revoir pour la derniÚre fois Tony Todd (le mythique Candyman), fil conducteur de la série, qui a rendu l'ùme l'année derniÚre.

Final Destination: Bloodlines est l'une des plus belles surprises de l'annĂ©e. Personne n'aurait pariĂ© sur la rĂ©ussite de ce sixiĂšme Ă©pisode d'une franchise culte, mais moribonde. Non seulement il comble la plupart des attentes avec ses sĂ©ances de carnage, mais il deviendra une rĂ©fĂ©rence Ă  coup sĂ»r et engendrera une tonne de suites. Comme quoi le film d'horreur moderne n'a pas besoin d'ĂȘtre sophistiquĂ© pour sĂ©duire. Il doit seulement ĂȘtre fait avec talent par des amoureux du genre, comme c'est le cas ici.