Dès la sortie du premier Despicable Me en 2010, les petits et les grands cinéphiles se sont amourachés des acolytes jaunes en salopettes du vilain Gru. Les Minions sont rapidement devenus les coqueluches du cinéma d'animation et ont mis le studio Illumination sur la mappe. Depuis, deux longs métrages mettant en vedette ces créatures à la recherche du parfait méchant à servir ont fait leur apparition dans les salles sombres. Même si le public était déjà vendu aux Minions, force est de constater que leurs films n'étaient pas à la hauteur des attentes. On misait beaucoup sur leurs pitreries et très peu sur le scénario.
Heureusement, Les Minons et les monstres vient, en quelque sorte, conjurer le mauvais sort et rendre ses lettres de noblesse à ces personnages si charmants. Dans ce nouvel opus, on suit deux histoires en parallèle. D'abord, celle du naïf et créatif James qui, après avoir connu le succès avec ses acolytes Minions dans l'âge d'or du cinéma muet, décide de faire son propre film de monstres, avec l'aide de son ami Henry. Pour ce faire, ils ressuscitent Goomi, une petite créature verte qui les assiste dans la concrétisation de leur rêve. De son côté, le reste de la bande, mené par Dick, a trouvé un nouveau maître à servir, le robot-extraterrestre Dort (doublé par Jesse Eisenberg). Leurs destins finiront par se rejoindre dans un dénouement épique.
Même si le premier tiers du film est meilleur que la suite, force est d'admettre qu'on ne s'ennuie jamais. En plus de proposer des scènes d'action vibrantes, le long métrage fourmille de références aux classiques du cinéma, de Georges Méliès à Georges Lucas. Ce n'est certainement pas une coïncidence non plus que le protagoniste se prénomme James... Le réalisateur Pierre Coffin a choisi une avenue plus nostalgique cette fois-ci, mais il n'a pas délaissé les bouffonneries de ces Minions au profit d'une histoire mieux scellée, au contraire. Ils sont tout aussi espiègles qu'avant et leur humour satirique atteint la cible. Après « Bello », « Banana » et « Poopaye », on peut désormais ajouter de nouvelles expressions à notre dictionnaire Minions, dont « Tapioka » et « Salami ».
Si on a ajouté de la substance aux films des Minions, il manque toujours un peu de coeur pour offrir le divertissement parfait. Gru apporte l'émotion dans la franchise. Sans lui, ses serviteurs en salopettes manquent de vulnérabilité. Cependant, il ne faut pas bouder son plaisir. Un géant cyclope qui pile sur un morceau de LEGO ou une momie qui se fait déshabiller par un occupant des toilettes à la recherche de papiers, c'est drôle... même si c'est niaiseux.
Si les deux premiers Minions rejoignaient davantage les enfants que leurs parents, cette fois, tout le monde y trouve son compte. Il faut bien sûr mettre son cerveau en mode « Minions », mais une fois que le circuit est réglé sur « Banana », on s'amuse, sans compromis!
