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Affiche en français du film Godzilla-0.0
Godzilla-0.0
Excellent
Excellent

Un des films les plus spectaculaires de l’année

Les amateurs de science-fiction et d’action en ont pour leur argent avec Godzilla-0.0, qui raconte également une touchante histoire à hauteur d’homme.

Contenu de la critique

Bande-annonce officielle 2 en japonais sous-titrée en anglais  © Cineplex Pictures

Le film de kaiju, un genre cinématographique japonais où les monstres géants sont en vedette, a été propulsé par la sortie en 1954 de Godzilla. Dès ce premier long métrage, le personnage-titre était une incarnation de la menace atomique, quelque chose de très concret dans le Japon d'après-guerre. Au fil des ans, Godzilla est apparu dans près d’une quarantaine de films à la qualité variable, incluant plusieurs produits par Hollywood. Lancé par la Toho en 2023, Godzilla Minus One a été encensé par la critique, a remporté l’Oscar des meilleurs effets visuels et est devenu la production japonaise la plus lucrative de la franchise à ce jour, ce qui a entraîné la mise en chantier de la suite qui prend l’affiche ces jours-ci. 

En 1949, deux ans après l’attaque de Godzilla, le Japon devient cette fois la cible de Ghidorah, une espèce de dragon mutant extraterrestre à trois têtes. Des Américains suggèrent de bombarder la sinistre créature, ce qui se solde par un échec. Une équipe de scientifiques japonais, incluant l’ingénieur Kenji Noda (Hidetaka Yoshioka) et la météorologue Makoto Aoyama (Masami Nagasawa), décide alors de provoquer une altercation entre Godzilla, qui est récemment ressurgi des flots, visiblement ressuscité, et la nouvelle menace gargantuesque. Il faut combattre le feu par le feu, dit-on.

Autant une histoire humaine intimiste qu'un affrontement épique entre des monstres, Godzilla-0.0 ramène les personnages principaux de Godzilla Minus One, soit le pilote Koichi Shikishima (Ryunosuke Kamiki), qui croyait avoir tué Godzilla; son épouse Noriko (Minami Hamabe), qui a miraculeusement survécu à l’attaque de ce dernier; et Akiko (Sae Nagatani), la petite orpheline qu’ils ont adoptée. Les scènes les impliquant sont très sentimentales, voire mélodramatiques, mais c’est ce qui permet au récit d’avoir une portée émotionnelle au-delà de l’orgie d’effets visuels.

Cela dit, on a bel et bien droit à un film de science-fiction à couper le souffle, qui pourrait bien valoir un autre Oscar à Takashi Yamazaki, qui agit comme superviseur des effets visuels en plus de signer le scénario et la réalisation de Godzilla-0.0, comme il l’avait fait pour l’épisode précédent. Il se surpasse ici avec un film qui nous en met plein la vue; c’est d’ailleurs la première production japonaise tournée en IMAX. Ce format nous en met également plein les oreilles, avec des effets sonores tonitruants jumelés à des partitions d'orgue retentissantes, ce qui évoque Interstellaire de Christopher Nolan.

Qu’il s’agisse de scènes d'aviation, de péripéties en haute mer ou de la destruction de villes, les séquences d’action sont toutes particulièrement intenses et brutales. Le film montre d'ailleurs de façon explicite les conséquences de la guerre, incluant un retour en arrière à Hiroshima en 1945, et l'un des thèmes centraux du scénario est la culpabilité et la rage que ressentent les survivants.

Suite à la hauteur de son excellent prédécesseur, Godzilla-0.0 nous sert une confrontation des plus mémorables entre Godzilla et Ghidorah, qui ont rarement été aussi imposants au grand écran. C’est sans aucun doute l'un des films les plus spectaculaires de l’année.