« Denis Côté propose enfin une finale mélancolique sur le temps qui passe et le passé qui nous hante - littéralement - avant de se court-circuiter lui-même par un dernier plan qui déstabilise et ravit, comme un dernier clin d'oeil, voire un appel, au spectateur. »
« Denis Côté épate avec cette histoire d'amour et de rédemption originale et touchante, qui s'avère beaucoup plus écrite que ses oeuvres précédentes. »
« Dans ce conte cruel, Pierrette Robitaille est, c'est drôle à dire, une « révélation ». Elle offre ici une composition remarquable. Son jeu dépouillé, très sobre, est tissé du « vécu » d'une femme revenue de tout. »
« La distribution, tout ce qu'il y a de plus éclectique, sert parfaitement le récit - Pierrette Robitaille étonnamment attachante en ancienne taularde, Romane Bohringer tout simplement brillante, Marie Brassard au sommet de son art dans le rôle de la méchante « nouveau genre » -, qui pourrait bien être le meilleur jamais proposé par le cinéaste. »
« Même si l'on peut lui reprocher d'être moins fluide que l'impeccable Curling, Vic+Flo ont vu un ours est certainement un épisode marquant dans l'oeuvre d'un cinéaste qui assume pleinement ses choix. »
« L'actrice semble abîmée par l'existence et elle le rend magnifiquement. La chimie est palpable avec Romane Bohringer que l'on voit trop peu au cinéma ces temps-ci. Derrière l'opacité de ces êtres, le cinéphile prendra ancrage dans le récit grâce à Marc-André Grondin qui a un rôle de parenthèse ludique entre deux moments plus explosifs. »
« Évidemment, si on est un amateur de rebondissements, on peut être déçu par les premières minutes qui nous sembleront trop longues, voire banales. Cependant, ce serait une grave erreur de le juger pour cette petite lacune. Et, de toute façon, si vous voulez être chamboulé, attendez de voir la finale… »
« Le chef de file du renouveau du cinéma québécois adopte une facture réaliste, mais les situations sont souvent surréalistes. La grande habileté de Côté réside dans sa capacité à nous les faire accepter comme telles. Avec très peu de moyens. »