« Le grand intérêt de Roméo onze, récit initiatique au sens littéraire du terme, réside dans la nature profonde de son protagoniste, un être blessé, timide et silencieux qui inspire au spectateur une sympathie immédiate. »
« Très dans l'air du temps au chapitre des thèmes abordés, mais sans aucun effet de mode sur le plan de la réalisation, Roméo onze distille une émotion subtile. Ce premier long métrage annonce de bien belles choses. »
« Premier film d'Ivan Grbovic qui est passé au long métrage après quelques courts remarqués, Roméo onze n'a pas la prétention de vouloir révolutionner le récit d'apprentissage, celui où le jeune héros devient un homme à force d'épreuves, d'échecs et d'efforts. »
« Toutefois, la lenteur du rythme et les silences lourds de souffrance retenue rendent par moments l'ensemble presque trop sombre, voire suffocant. Heureusement, la conclusion de cet émouvant récit d'apprentissage est bellement teintée d'espoir. »
« Roméo onze est un premier film mature appuyé par une mise en scène sobre et à première vue convaincante. Tout sur le plan technique témoigne en effet d'une grande maîtrise. »
« L'effet fonctionne plus qu'ailleurs peut-être parce que son jeune Rami est atteint d'une paralysie cérébrale qui aurait dû l'empêcher de marcher. D'avoir un personnage se déplaçant si difficilement dans un film où la caméra semble si agile donne l'impression que Grbovic est parvenu à inverser la mode des grandes actions se déroulant lors de plans fixes en faisant tourner le monde autour d'un adolescent qui n'a pas le contrôle sur celui-ci, qui peine à marcher à la vitesse de la caméra. »
« Ivan Grbovic's debut feature wouldn't be half as effective if it wasn't for the rich, fluid visual style he created with Mishara, who also co-wrote the screenplay. »
« D'ailleurs, la directrice photo Sara Mishara a su capter toute la subtilité du propos et donner aux nombreux silences un poids incomparable. Quand les non-dits en disent plus que les dits... »