« Les revers de cette approche: un didactisme bon teint et une rigidité que même les petits apartés oniriques n'arrivent pas à surmonter. La démonstration tourne malheureusement à l'ennui. Dommage. »
« Par moment, le rythme lent et la froideur du personnage principal pourront même provoquer l'agacement. Toutefois, si l'on accepte ces éléments (qui sont pleinement assumés par le réalisateur), on ne peut nier le fait que Le capital est un film solide. »
« Gad Elmaleh nous offre une performance impressionnante dans le rôle de Marc Tourneuil, un économiste trentenaire qui devient subitement PDG de Phénix, une grande banque européenne sous l'emprise d'un fonds spéculatif américain. »
« En bref, nous ne pouvons que féliciter Costa-Gavras de s'être attaqué au système financier. Toutefois, on aurait aimé voir un peu plus de raffinement dans Le capital pour vraiment y croire. »
« On comprend que Costa-Gavras ait voulu tourner dans les grands centres financiers du monde (Paris, Londres et New York), mais les séquences à Miami semblent tout droit sorties d'un mauvais épisode des Experts! Et les adresses à la caméra, vieux truc de distanciation, semblent artificielles. Sans parler de la finale grotesque. »
« Gad Elmaleh (dans son premier grand rôle « sérieux ») loin de gommer ce handicap l'accentue. Il n'est pas du tout crédible en homme d'affaires, et lui-même n'a pas l'air à l'aise. »
« Comme Z, L'Aveu ou Missing, le film est né de la réalité, et Costa s'amuse à reprendre le titre de Marx : Le Capital est, ici, une fable effrayante. Conclusion : nous sommes tous des pigeons. »