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La clé des secrets
Pauvre
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Besoin d'un serrurier?

Si les portes qui grincent, les ampoules brĂ»lĂ©es et les planchers qui craquent vous font encore peur, vous apprĂ©cierez peut-ĂȘtre La clĂ© des secrets, un suspense conventionnel jusqu'Ă  sa finale qui, il faut bien le dire, sauve la face d'un naufrage assurĂ©.

Contenu de la critique

Si les portes qui grincent, les ampoules brĂ»lĂ©es et les planchers qui craquent vous font encore peur, vous apprĂ©cierez peut-ĂȘtre La clĂ© des secrets, un suspense conventionnel jusqu'Ă  sa finale qui, il faut bien le dire, sauve la face d'un naufrage assurĂ©. Le rĂ©alisateur Iain Softley retourne sur les sentiers de l'incrĂ©dulitĂ© – il est l'homme derriĂšre K-Pax, - avec La clĂ© des secrets, un film a priori bien difficile Ă  dĂ©finir parce qu'il se cherche beaucoup. Entre thriller surnaturel, drame d'horreur et suspense il n'y a souvent qu'un pas. Malheureusement ici, le rĂ©alisateur a ajoutĂ©, volontairement ou non, des touches dispersĂ©es de comĂ©die qui nuisent beaucoup au plaisir. L'ambiance gĂ©nĂ©rale des bayous de la Louisiane est idĂ©ale pour commencer l'histoire de Caroline, une infirmiĂšre Ă  domicile qui va soigner Ben, paralysĂ© depuis une attaque, dans la maison oĂč il vit avec sa femme. Cette maison cache plusieurs secrets surnaturels, que la curiositĂ© de Caroline ne tardera pas Ă  dĂ©couvrir. Kate Hudson quitte son canevas habituel mais demeure convaincante dans une interprĂ©tation rigoureuse d'une femme pleine de bonne volontĂ©. Sans saluer un travail de composition, disons simplement que ses cris, ses menaces et ses tremblements demeurent crĂ©dibles mĂȘme quand la situation ne s'y prĂȘte pas. La voilĂ  prisonniĂšre, en fait, de situations souvent plus amusantes qu'effrayantes, en plus d'ĂȘtre redondantes. On a ouvert plusieurs portes, depuis les dĂ©buts du cinĂ©ma, et on dirait qu'il se cache toujours les mĂȘmes choses derriĂšre. Le rĂ©alisateur n'utilise pas les effets-spĂ©ciaux si communs Ă  ce genre de production. Il prĂ©fĂšre prĂ©senter des montages rapides plus ou moins convaincants d'images « effrayantes ». C'est comme Ă©changer un dollar pour quatre 25Âą, choisir un clichĂ© plutĂŽt qu'un autre, cela ne fait pas de diffĂ©rence. D'autant que le reste du temps, pour effrayer, on prĂ©fĂšre les portes qui grincent, les planchers qui craquent et les ampoules brĂ»lĂ©es. Jusqu'au souper final, en fait. Encore lĂ , le rĂ©alisateur rate une belle occasion d'Ă©tablir une vraie tension, prĂ©fĂ©rant jeter de la poudre aux yeux des spectateurs et tout gĂącher en faisant courir sous la pluie une Kate Hudson « effrayĂ©e », poursuivie par une mĂ©chante sorciĂšre avec un fusil. La finale, qu'on annonçait Ă©tonnante, ne l'est qu'Ă  moitiĂ©. Lorsqu'elle prend une deuxiĂšme dimension effectivement surprenante, le film perd la logique qui le menait assez bien jusque lĂ  et laisse perplexe. Il ne faut pas non plus se laisser berner, la finale n'a de surprenant que le fait qu'elle ne soit pas heureuse.Le scĂ©nariste Ehren Kruger (Le cercle, Le cercle 2) se laisser piĂ©ger par la facilitĂ©. Le scĂ©nario, qu'on sent machinal, n'exploite jamais complĂštement toutes les possibilitĂ©s de la maison, fascinante, ou la profondeur de la croyance hoodoo. En plus d'ĂȘtre plus souvent qu'autrement trĂšs amusant, dans les dialogues surtout. Plusieurs aspects de La clĂ© des secrets Ă©taient de bons ingrĂ©dients pour faire un suspense intĂ©ressant. Cette modestie vis-Ă -vis les effets-spĂ©ciaux, entre autres. Sauf qu'Ă  la sortie du film, on a l'impression de ne pas avoir percĂ© tout le mystĂšre parce que, encore une fois, on ne respecte pas toutes les promesses d'une conjoncture favorable des Ă©lĂ©ments de bases d'un film effrayant. Et il y en avait une, ici, une conjoncture, dans ces conjectures et ses superstitions surnaturelles. Auxquelles on ne croit pas.