« Une métaphore puissante, intemporelle, qui compense pour les apparitions un peu faciles, à la limite de la caricature, de Napoléon et Marianne dans les salons et allées du Louvre. »
« Le film a la beauté et les incohérences d'un essai expérimental. Il a le mérite de parler de mémoire, d'héritage et d'hommes qui se sont dépassés pour la gloire de l'art. La narration, empreinte d'âme russe, part parfois dans tous les sens, mais conserve un certain lyrisme. »
« L'opus est riche de sens malgré son opacité et chacun y verra ce qu'il veut : que l'Art survit aux pires atrocités grâce à la dévotion de grands Hommes; que l'Histoire n'est bien souvent qu'un soupir éphémère qui s'amalgame à ces pixels d'ordinateur; que l'intime est indissociable de l'artistique et du politique; que la création se fait généralement à coup de patience et de tâtonnement. »
« Après le surréaliste et presque wagnerien Faust, Sokourov poursuit sa quête esthétique en l'agrémentant, cette fois-ci, d'une vision plus accessible de l'Histoire, appuyant même l'allégorie politique d'une Europe, sans doute vieille, mais malgré les obstacles, pronfondément enracinée et unie. »