« Tourné en un seul plan de deux heures vingt, ce troisième long métrage de Sebastian Schipper tient du prodige. Car outre l'exploit technique, qui nous permet de visiter tels des passagers clandestins un Berlin nocturne rarement vu au cinéma, le réalisateur est parvenu à composer un récit puissant, aux sens multiples (le conditionnement social, le prélude amoureux), articulé par des personnages vigoureux et vrais, tous solidement interprétés. »
« Sans rivaliser avec les modèles du genre (dont le porte-étendard est certainement L'arche russe de Sokourov), Victoria s'avère un divertissement sous tension, dont la prémisse un peu routinière est dissimulée derrière une technique impressionnante et une interprétation d'une fraîcheur et d'une spontanéité à toute épreuve. »