« Avec ses lenteurs presque mystiques et son austérité qui peut évoquer Bergman, Trois temps après la mort s'appuie autant sur les images que sur les mots pour véhiculer quelque chose d'aussi vieux que le monde : il faudra tous un jour ou l'autre vivre avec la mort et ce moment représente possiblement l'expérience la plus déterminante de l'existence. »
« Pour traduire son isolement, la cinéaste recourt d'une part des images d'une nature enneigée à l'infini, à la fois belle et hostile, photographiée avec grâce par Michel La Veaux. Pour communiquer sa douleur muette, elle s'appuie sur le jeu d'une Guylaine Tremblay sobre et habitée, qu'elle filme le plus souvent seule devant la caméra et emmurée dans le silence. »
« Porté par de longs silences introspectifs que vient ponctuer subtilement la musique prenante de Robert Marcel Lepage, Trois temps après la mort d'Anna propose certes un drame des plus sombres, mais à l'instar de la neige - laquelle rappelle le linceul d'Anna et la dépouille pétrifiée de la mère dans Mariages - précédant l'éveil du printemps, la noirceur fera place peu à peu à une lueur d'espoir. En résulte un magnifique hymne à la vie. »
« En prime, une interprétation vibrante et fragile de Guylaine Tremblay. Grande actrice. Qui s'abandonne ici avec sobriété, tout en évoquant les bouleversements inimaginables qui traversent cette femme de tout son corps et, surtout, de toute son âme. »