« L'histoire d'amour entre Marius et Fanny, comme certains accents marseillais forcés du reste, ne sonne pas toujours juste. N'empêche qu'on est curieux de découvrir la suite, dès la semaine prochaine... »
« Néanmoins, on goûte le sel des répliques, la beauté de l'histoire et toute la poésie de Pagnol, très bien retranscrite par Daniel Auteuil... en attendant avec impatience de voir la suite! »
« Résultat, on rit et on pleure grâce à un réalisateur honnête, généreux, qui ne prend pas les spectateurs pour des couillons. Trois coeurs ? Non, trois soleils. »
« La débutante Victoire Belezy n'a guère de mal à faire oublier Orane Demazis, et le Marius campé par Raphaël Personnaz rivalise avec celui de Fresnay, mais c'est surtout Daniel Auteuil lui-même qui tient la baraque »
« Fidèle à l'esprit d'une prose qui défie miraculeusement les ans, le réalisateur évite tous les pièges qui lui étaient tendus, balayant les numéros de la fameuse partie de cartes, pour atteindre un classicisme qui ne ressemble jamais à de l'académisme. »
« Mais la véritable révélation est très certainement celle de Raphaël Personnaz, de plus en plus présent dans le cinéma français, attribuant à son Marius un mélange de romantisme et de pugnacité. »
« Au mieux, on peut supposer qu'Auteuil n'a pas voulu que sa réalisation interfère avec le texte. Les dialogues de Pagnol sont toujours aussi truculents. Et pertinents. Il réserve d'ailleurs ses plus beaux moments non pas à la passion des tourtereaux, mais à démontrer l'immense profondeur et la pudeur de l'amour paternel de César. »