« De loin, il ne se passe donc presque rien. De près aussi. Pourtant, le regard sensible et affectueux du cinéaste finit par enivrer. Enfin quelqu'un qui s'intéresse aux personnes du troisième et du quatrième âge sans les réduire à la farce, aux stéréotypes ou à l'individu qui en n'a plus pour très longtemps. »
« Tantôt on s'amuse des caprices de ces gorgones maquillées à outrance qui mènent par le bout du nez ce trop serviable vieux garçon, tantôt on se laisse émouvoir par la tendresse avec laquelle Di Gregorio, derrière et devant la caméra, donne la part belle à ces femmes devenues un trop lourd fardeau pour leur famille. »
« Jamais moralisateur ou pessimiste, le cinéaste souligne avec tendresse le sens de la débrouillardise de ces personnages pétris de contradictions. La truculence de l'ensemble émane surtout du quatuor d'actrices non professionnelles, dont la spontanéité et le charme plein de bonhomie illuminent le film. »
« Les vieilles dames qu'héberge Gianni sont coquettes, sournoises, opiniâtres, jouissives et bien vivantes. Non loin du documentaire, Le déjeuner du 15 août est une comédie ancrée dans une Italie bien réelle qui se passe très bien de vernis. Séduisant et envoûtant. »