« Adaptation fidèle du roman existentialiste d'Albert Camus. Sous-texte anticolonial accentué. Patine visuelle rappelant le cinéma français des années 1930. Excellent B. Voisin. »
« Ozon, quoi qu’il en soit, installe une ambiance. Son adaptation froide, distante, comme son personnage principal, épouse le rythme lent du roman, qui n’est pas truffé de péripéties. »
« On soulignera bien sûr l’interprétation des deux acteurs principaux. Tant Benjamin Voisin que Rebecca Marder brillent par leur justesse, même si la seconde partie de L’Étranger, consacrée au procès, en fait des personnages plus philosophiques et presque désincarnés. »
« Tout en respectant l’œuvre de Camus, Ozon prend un pas de recul (historique) qui donne à son film magnifique une pertinence accrue. Considérant qu’il s’agissait d’un roman inadaptable, c’est d’autant plus remarquable. »
« Entre la description de l’état désordonné de l’inconscient et l’exaltation du désir, L’étranger de François Ozon est un film libre, tout à fait personnel, intime si l’on observe de près, et plus que tout, conforme à son cinéma. »
« Malgré cela, le choix artistique d’Ozon est intéressant. Redonner ses cinq sens à ce Meursault qu’on sait insensible, l’idée est assez sensée. Et l’approche, originale... à défaut d’être «sensationnelle». »