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Gueule d’argile, Wildwood, Wicker : les 17 nouveautés à voir au cinéma ce week-end!

Un vilain de DC Comics qui vire à l’horreur, le nouveau film d’animation du studio derrière Coraline, Robert Charlebois en formule orchestrale et un thriller québécois avec Pascale Bussières et François Arnaud : voici tout ce qui prend l’affiche au Québec ce vendredi 23 octobre.

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Gueule d’argile, Wildwood, Wicker : les 17 nouveautés à voir au cinéma ce week-end!
  © Warner Bros.

Dix-sept nouveautés (oui, oui, 17!) débarquent dans les cinémas du Québec cette semaine, dont cinq en sortie large. À une semaine de l’Halloween, la programmation fait la part belle à l’épouvante et au fantastique, mais les amateurs de cinéma d’auteur ne sont pas en reste avec plusieurs titres couronnés en festival.

Les sorties larges

La nouveauté vedette de la semaine est sans contredit Gueule d’argile (Clayface). Le réalisateur James Watkins (La dame en noir) s’attaque à l’un des vilains les plus tordus de l’univers DC Comics, à partir d’un scénario coécrit par Mike Flanagan et Hossein Amini. Ce suspense d’épouvante retrace la terrifiante descente aux enfers de Matt Hagen (Tom Rhys Harries), jeune étoile montante d’Hollywood qui se transforme peu à peu en monstre consumé par la vengeance. Le film explore la perte de l’identité, l’amour destructeur et les sombres dérives de l’ambition scientifique. Naomi Ackie, Eddie Marsan et Max Minghella complètent la distribution. Notre critique Martin Gignac lui accorde la mention « Bon » et salue enfin un film inspiré de DC Comics qui ne perd pas la face, un inquiétant film de superhéros qui flirte avec l’horreur. La presse se montre encore plus enthousiaste avec une moyenne « Très bon ».

Les familles ont rendez-vous avec Wildwood : la contrée maléfique (Wildwood), le nouveau film d’animation de Travis Knight (Kubo et l’épée magique, Bumblebee) et du studio Laika, à qui l’on doit Coraline. L’histoire suit une adolescente intrépide qui se lance dans une mission de sauvetage au cœur d’une forêt enchantée cachée près de Portland, après l’enlèvement de son petit frère par une bande de corbeaux. Accompagnée d’un camarade de classe, elle se retrouve entraînée dans un conflit qui menace l’équilibre de ce monde mystérieux. Dans la version originale, Peyton Elizabeth Lee, Jacob Tremblay, Carey Mulligan et Angela Bassett prêtent leur voix aux personnages. Le film récolte une moyenne « Excellent » auprès de la presse.

Changement de registre complet avec Wicker : l’homme d’osier (Wicker), une comédie fantaisiste réalisée par le duo Eleanor Wilson et Alex Huston Fischer. Olivia Colman y incarne une pêcheuse marginalisée qui demande à un artisan local de lui façonner un époux. Or, la création en osier qu’il lui confectionne se révèle hors du commun et sème la discorde au sein de leur communauté. Alexander Skarsgård et Peter Dinklage complètent cette distribution bien garnie. La presse lui accorde une moyenne « Très bon ».

Taika Waititi (Jojo Rabbit, Thor : Ragnarok) porte à l’écran le roman de Kazuo Ishiguro avec Klara et le soleil (Klara and the Sun), un conte de science-fiction mettant en vedette Jenna Ortega, Amy Adams et Natasha Lyonne. On y suit Klara, un robot conçu pour contrer la solitude des adolescents, qui s’efforce de venir en aide à une famille humaine tout en faisant l’apprentissage du chagrin d’amour. Malheureusement, la rencontre entre le cinéaste oscarisé et le grand romancier ne donne pas les fruits escomptés selon notre critique Martin Gignac, qui lui accorde la mention « Mauvais » et estime que le résultat se rapproche davantage de la production puérile que de la grande fresque sur la condition humaine. La presse est à peine plus clémente avec une moyenne « Acceptable ».

Enfin, la grande vedette québécoise de la semaine est Robert Charlebois, dont le spectacle Charlebois symphonique prend l’affiche en sortie large. Réalisée par Louis-Philippe Eno, cette captation des représentations historiques d’août 2024 à la Maison symphonique rassemble 70 musiciens sous la direction du chef Jacques Lacombe, le Chœur de l’OSM, la contralto Rose Naggar-Tremblay et le ténor Frédéric Antoun. Grâce aux arrangements symphoniques signés Hugo Bégin, Charlebois réinvente son répertoire monumental (Ordinaire, Lindberg, Je reviendrai à Montréal, Madame Bertrand) tout en révélant quelques trésors cachés. Une occasion de redécouvrir l’un de nos plus grands interprètes dans un écrin orchestral somptueux.

Les sorties limitées

  • Sans témoin (Someone’s Daughter) : un suspense psychologique québécois réalisé par Wiebke von Carolsfeld, qui réunit Pascale Bussières, François Arnaud et Michael Greyeyes. Une avocate criminelle est kidnappée et abandonnée sur une île isolée aux côtés d’un ancien client qu’elle a jadis fait acquitter, et doit traverser une nature sauvage hostile pour survivre. Notre critique Orian Dorais lui accorde la mention « Très bon » et parle d’un suspense haletant où les deux vedettes se mesurent aux éléments ainsi qu’à leurs démons. Offert en v.f. et en version originale anglaise sous-titrée.
  • Violence du corps de l’autre : le nouveau drame de Denis Côté, présenté en première mondiale en compétition officielle au Festival de Locarno. Larissa Corriveau incarne Mira, une nomade qui parcourt les routes à la rencontre de personnes désespérées liées par d’étranges pactes de mort, avant de s’arrêter chez deux esprits libres en forêt (Pierrette Robitaille et Philippe Rebbot) et de faire une rencontre troublante qui la pousse à remettre en question ses choix. La presse lui accorde une moyenne « Excellent ».
  • Fjord : le drame de Cristian Mungiu (4 mois, 3 semaines et 2 jours), récipiendaire de la Palme d’or au dernier Festival de Cannes, mettant en vedette Sebastian Stan et Renate Reinsve. Un couple pieux s’installe dans un village norvégien, où l’équilibre familial est ébranlé lorsque la communauté s’interroge sur l’éducation de leurs enfants à la suite de la découverte d’ecchymoses. Présenté en v.o. anglaise sous-titrée, le film passe en sortie large dès le 30 octobre. La presse lui accorde une moyenne « Excellent ».
  • A Talent for Murder : un drame biographique d’Anton Corbijn mettant en vedette Helen Mirren, Olivia Cooke et Alden Ehrenreich. Un jeune homme mystérieux, envoyé par une maison d’édition new-yorkaise, se rend en Suisse pour convaincre la célèbre écrivaine Patricia Highsmith d’écrire un ultime volet de la saga Ripley. En v.o. anglaise seulement.
  • Amours possibles (Ganeunghan Sarang) : le nouveau drame du maître coréen Lee Chang-dong (Burning), avec Jeon Do-yeon, Sul Kyung-gu et Cho Yeo-jeong. Quatre inconnus dont les chemins se croisent par hasard sont confrontés à des vérités inconfortables sur l’amour et l’engagement. Présenté en v.o. coréenne sous-titrée, le film récolte une rare moyenne « Parfait » auprès de la presse.
  • Love Me Tender : un drame d’Anna Cazenave Cambet adapté du roman de Constance Debré, avec Vicky Krieps, Antoine Reinartz et la Québécoise Monia Chokri. Clémence voit sa vie basculer lorsque son ex-mari lui retire la garde de son fils après qu’elle lui a annoncé avoir des relations avec des femmes. Elle doit alors lutter pour préserver son rôle de mère et sa liberté. En v.o. française.
  • The History of Concrete : un documentaire de John Wilson, dans lequel un cinéaste s’inspire des leçons d’un atelier d’écriture de films Hallmark pour concevoir un projet sur le béton. En v.o. anglaise.
  • Le monde de Wishy (Fleak) : un film d’animation pour les tout-petits, réalisé par Jens Møller, Luce Bruno et Mikko Pitkänen. Thomas, un jeune garçon, fait la rencontre de Wishy, une petite boule de poils issue d’un univers magique où il peut à nouveau marcher et voler. Lorsqu’un monstre s’échappe par le portail reliant les mondes, les deux compagnons doivent s’aventurer pour protéger leurs univers respectifs. Présenté en v.f.
  • Always Yours, Never Mine : un drame sentimental philippin de Cathy Garcia-Sampana, avec Joshua Garcia et Julia Barretto. À quelques heures de l’an 2000, Apollo a le coup de foudre pour Luna, déjà en couple, et c’est le début d’une longue amitié où les sentiments ne sont jamais réciproques au bon moment. En v.o. tagalog sous-titrée en anglais.
  • Go for Broke 2 (Chong Sheng 2) : un film d’action chinois réalisé par Marc Ma. Après qu’un jeune élève et une fillette ont été enlevés et retrouvés gravement blessés, un commando surgit à l’hôpital pour s’emparer des deux enfants, et la mère de l’un et le frère de l’autre se lancent à leur poursuite, prêts à tout pour venger leurs proches. En v.o. mandarine sous-titrée en anglais.
  • Udta Teer : une comédie d’espionnage indienne d’Aakash Kaushik, avec Ayushmann Khurrana et Sara Ali Khan. Un espion maladroit fait accidentellement basculer une opération à haut risque et tente de reprendre le contrôle d’une mission qui lui échappe totalement. En v.o. hindi sous-titrée en anglais.
  • Titans : un film d’aventures fantastiques de Prince Joy, avec Jayasurya. Dans les rues de Fort Kochi, au Kerala, un membre négligé d’un gang criminel rêve d’un dernier gros coup, mais son plan dérape lorsqu’un chauffeur en apparence ordinaire entre dans sa vie, les entraînant dans une aventure où crime, mystère et fantastique s’entremêlent. En v.o. malayalam sous-titrée en anglais.

Bon cinéma!