Leur histoire d'amour devait être le plus beau des contes de fées. Roméo rencontre Juliette et ils ne peuvent plus se quitter des yeux. Heureux au travail, le couple vient tout juste d'emménager dans un nouvel appartement. Une joie quotidienne qui est agrémentée d'une visite de la cigogne. Mais le destin les frappe de plein fouet. Un docteur a diagnostiqué une tumeur à leur bébé Adam. De quoi obliger papa et maman à déclarer la guerre à la maladie, qui sera longue et épuisante. Une lutte de tous les instants en espérant des jours meilleurs.
« es auteurs sont parvenus à un habile dosage entre drame et légèreté, au sein d'un récit bien charpenté, qui célèbre avec enthousiasme la vie, le sens de la solidarité et le dévouement du personnel soignant français. »
« Film au sujet douloureux orchestré de main de maître par Donzelli, La guerre est déclarée s'avère une éclatante histoire d'amour porteuse d'espoir à laquelle on ne peut résister. »
« Malgré un rythme qui se relâche quelque peu dans la dernière ligne droite et une finale un tantinet trop explicative, La guerre est déclarée est un véritable bonheur, un baume sur les plaies qui fait encore plus de bien que 50/50 et Restless. »
« Donzelli a de plus opté pour une mise en scène éclatée, marquée par un grand souci d'esthétisme (couleurs vives, ralentis) et une trame musicale éclectique et résolument moderne.
En résulte une proposition de cinéma aussi intéressante qu'accessible, et aussi divertissante que bouleversante. Un film à voir absolument! »
« Mais la légèreté fantasque des chansons, des gags incongrus, y compris dans les moments les plus noirs, des cassures de rythme, maintiennent le film sur le terrain d'une poésie enchantée ouvertement héritière de Jacques Demy. »
« Cette formule, réalisme plus fantaisie, est la clé de l'emballement pour ce film juste, tellement juste, qui donne envie de se battre et d'espérer. Les qualificatifs fleurissent. Hymne à la vie. Déclaration de guerre à la mort. Tourbillon de fantaisie, de gaieté. Vous avez bien lu, de gaieté. À la fin des projections, le public se sent bien et se lève pour applaudir. Car voilà un film gonflé, très gonflé, qui va booster le cinéma français pour quelques mois. »
« C'est un drame bouleversant mais jamais désespérant, qui vous emporte comme un film d'action. Doté d'un humour salvateur et d'une distribution épatante, le deuxième long-métrage de Valérie Donzelli, qui s'inspire de sa propre histoire, raconte avec pudeur le combat intime d'un couple. »
« Pourquoi La guerre est déclarée nous a tapé dans l'oeil au point de lui consacrer les pages «Evénement» de Libération ? Parce que dans le paysage «névrogène» et bien rangé du cinéma français, il secoue, réveille, se démène de toutes ses forces, hurle à la mort et rit à la joie, fait désordre, imposant, y compris dans ses manières de procéder (de sa production à son montage), un style dyslexique revendiqué et inédit. Certainement une tragédie, assurément une comédie. »
« Comment décrire ce Full Metal Jacket des couloirs d'hosto qui enchante tous ceux qui le voient ? En le tenant pour ce qu'il est : un film d'amour et d'action que son inépuisable énergie pop préserve de tout pathos. »
« C'est une longue épreuve que traversent les protagonistes, transformée aujourd'hui en geste créatif, catharsis pour eux, exorcisme pour le spectateur. Le cinéma américain a ses superhéros, aux multiples pouvoirs. Le cinéma français a, de temps à autre, ses héros du quotidien. Ils élèvent modestement l'humanité, à défaut de la sauver. On a tout à fait le droit de les admirer. »
« Il y a quelques années encore, La guerre est déclarée aurait été accueilli avec une sympathie indulgente. Qu'il suscite, aujourd'hui, le délire prouve à quel point seul le fond l'emporte désormais. Dans le cinéma français actuel, la mise en scène semble trop souvent une valeur en chute libre... »