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L'été 2026 restera dans les annales comme l'un des meilleurs de l'histoire récente au box-office nord-américain, porté par les succès monstres de The Odyssey, Spider-Man: Brand New Day et Toy Story 5. Mais derrière les records, plusieurs studios ont encaissé de dures leçons. Voici les films qui ont raté leur rendez-vous avec le public cet été, du premier au dernier.
The Mandalorian and Grogu (22 mai)
Le grand retour de la saga Star Wars au cinéma, sept ans après The Rise of Skywalker, s'est transformé en douche froide pour Disney et Lucasfilm. Après un démarrage de 98 millions $ sur quatre jours lors du long congé du Memorial Day, le film de Jon Favreau s'est effondré de 69 % dès son deuxième week-end. Résultat : environ 345 millions $ à l'échelle mondiale, dont 177 millions $ en Amérique du Nord, ce qui en fait le film Star Wars en prises de vues réelles le moins lucratif de l'histoire, sous les 393 millions $ de Solo (2018). Le budget de production s'élevait à 165 millions $, sans compter le marketing.
Masters of the Universe (5 juin)
He-Man attendait son retour au grand écran depuis près de 40 ans, mais le public n'était visiblement pas au rendez-vous. Malgré des critiques plutôt favorables, la superproduction de Travis Knight, avec Nicholas Galitzine et Jared Leto, n'a amassé qu'environ 114 millions $ dans le monde, dont 65 millions $ en Amérique du Nord. Avec un budget évalué entre 170 et 200 millions $, il s'agit tout simplement de l'une des pires débâcles de l'année. Petite consolation : le film a connu une seconde vie sur Prime Video dès la fin juillet.
The Death of Robin Hood (19 juin)
Sorti face au rouleau compresseur Toy Story 5, le drame sombre de Michael Sarnoski avec Hugh Jackman et Jodie Comer a signé le pire démarrage du comédien en cinq ans avec moins de 3 millions $. Le film s'est éteint à peine plus d'un mois plus tard avec environ 7 millions $ au box-office mondial, contre un budget de 20 millions $. Une méditation violente et funèbre sur la mort du héros légendaire, en plein cœur de l'été : le pari était risqué, et il n'a pas payé.
Supergirl (26 juin)
Un an après le succès de Superman, le deuxième chapitre du nouvel univers DC de James Gunn a frappé un mur. Portée par Milly Alcock, Supergirl a ouvert avec 38 millions $ en Amérique du Nord avant de dégringoler rapidement, quittant le top 5 dès sa troisième semaine. Son cumul mondial plafonne autour de 126 millions $, très loin du seuil de rentabilité estimé à plus de 400 millions $ pour cette production de 170 millions $ et plus. Un signal inquiétant pour la suite du DCU.
Jackass : le meilleur pour la fin (26 juin)
Le clan de Johnny Knoxville promettait un ultime tour de piste, mais la nostalgie n'a pas suffi. Malgré les meilleures critiques de la franchise, le cinquième film a signé le pire démarrage de la série avec 8 millions $, pour conclure sa course avec environ 27 millions $ dans le monde. C'est le chapitre le moins payant de la saga, loin des 80 millions $ de Jackass Forever en 2022. Le modeste budget de 10 millions $ limite toutefois les dégâts.
Moana (10 juillet)
C'est probablement la plus grosse surprise de l'été. Dix ans après le film d'animation et deux ans à peine après Moana 2, la version en prises de vues réelles avec Dwayne Johnson et Catherine Laga'aia a ouvert avec seulement 43 millions $ en Amérique du Nord, l'un des pires lancements de l'histoire des adaptations de Disney, dans les mêmes eaux que Snow White. Avec moins de 300 millions $ au compteur mondial pour un budget colossal de 250 millions $, le studio a lui-même admis la contre-performance lors de son plus récent appel aux investisseurs. La vague de remakes de Disney vient peut-être de se briser.
Encore à l'affiche, mais...
Trois films de la fin de l'été sont toujours en salles et leur sort n'est pas encore scellé, même si la tendance n'annonce rien de bon.
The End of Oak Street (14 août) : le thriller de survie de David Robert Mitchell, avec Anne Hathaway et Ewan McGregor, a séduit la critique, mais son démarrage de 21 millions $ est bien timide pour une production de plus de 80 millions $. Son cumul mondial approche les 90 millions $ et le bouche-à-oreille devra faire des miracles pour rentabiliser l'aventure préhistorique.
The Dog Stars (28 août) : c'est la catastrophe la plus fraîche de l'été. Le film postapocalyptique de Ridley Scott, avec Jacob Elordi, Margaret Qualley et Josh Brolin, a ouvert avec un famélique 8 millions $ en Amérique du Nord et environ 19 millions $ dans le monde. Assommé par des critiques négatives, le long métrage à 70 millions $ (certains évoquent plutôt 110 millions $) représente déjà l'un des pires démarrages du cinéaste en ce siècle.
Coyote vs. Acme (28 août) : sauvé in extremis après avoir été tabletté par Warner Bros., le film hybride mettant en vedette Wile E. Coyote a récolté un accueil critique exceptionnel et un honnête 15 millions $ à son premier week-end, bon pour le deuxième rang. Un record pour son nouveau distributeur indépendant, mais un chiffre modeste pour une production de 70 millions $. Sa rentabilité se jouera dans les prochaines semaines, et surtout sur les marchés dérivés.