« Le problème, c'est qu'entre les fantaisies débridées des marginaux gais ou africains et le snobisme caricatural du monde bourgeois qui petit-déjeune au champagne, le film stagne dans un réalisme ennuyant et sans saveur. Dialogues plats, intrigue mince, enfilade de clichés sont servis sans s'embarrasser de subtilités. »
« Quelques fugitifs moments de grâce font pourtant rêver à ce que le film aurait pu être, et laissent le curieux sentiment d'avoir vraiment eu envie de l'aimer. »
« On veut nous tirer les larmes, adoucir notre coeur, nous transmettre le sourire. Pas qu'on n'aime pas les happy ends, mais nous faire adhérer à une proposition truffée d'invraisemblances, de raccourcis et de clichés est un art difficile à maîtriser. »
« Benjamin Siksou (issu de Nouvelle star), Leïla Bekhti et Cécile Cassel forment un ménage à trois des plus classiques, avec filature et quiproquos. Mais le film se rétame lorsqu'il prétend, dans un grand écart périlleux, dénoncer l'injustice faite aux sans-papiers, sur des chansons de Jacques Brel ou de Téléphone. Au pire, c'est démago. Au mieux, terriblement naïf. »