« Evacuant la structure poussiéreuse du livre de Mauriac et jusqu'à sa morale, Miller brode les thèmes qui lui sont chers, haine de la bourgeoisie, des secrets qui l'étouffent et des conventions qui la bordent, goût profond de l'ambiguïté, passion pour l'humain. »
« Claude Miller, décédé peu après le tournage, en avril dernier, était un tendre ; la férocité d'un Mauriac lui était inconnue. Mais on aime, dans ce dernier film, qu'il ait choisi à nouveau La Petite Messe solennelle, de Rossini (après La Classe de neige), pour suggérer, encore et toujours, la solitude des êtres. »
« Un récit prenant, touchant de bout en bout, servi par une Audrey Tautou habitée par son personnage et un Gilles Lellouche, son mari à l'écran, à contre-emploi et remarquable. Sans oublier Francis Perrin et Catherine Arditi, remarquables eux aussi. »
« L'intrigue à la ligne de vie bien visible se déplie avec une ardente patience, culminant sur un vigoureux dernier acte. S'il n'en constitue pas le sommet, le film rend justice à l'oeuvre du regretté cinéaste. »
« La direction photo très classique, qui montre le charme suranné de la Lande des années 20, ne devrait pas tromper le spectateur sur les intentions de Miller. »
« Adaptation élégante et feutrée du roman de Mauriac, la Thérèse Desqueyroux que Claude Miller propose s'éloigne de celle de Franju puisqu'il a préféré raconter le récit de façon linéaire plutôt que de respecter la construction en flashback du roman. »
« Claude Miller a-t-il été gagné par la pesanteur de son sujet? En effet, alors qu'il est le maître de l'eau qui dort, du feu sous la glace, ce film-ci distille un ennui de bon aloi, semblable à celui d'un diner dominical dans une famille bourgeoise. »