« Le regard qu'Andrew Cohn porte sur ses concitoyens n'est pas tendre. Mais il n'est pas féroce non plus. Sa formation de documentariste le fait observer, disséquer, étudier ses contemporains, saupoudrant ça et là son film de pointes d'un humour presque absurde. En passant à la fiction et en ayant choisi Richard Jenkins, il imbibe son long métrage d'un humanisme profond qui nous fait aimer Stan presque en dépit de nous-même. »
« Si bien que l'ensemble repose sur les épaules des acteurs. Ceux-ci, exceptionnels, confèrent subtilité et nuances à des personnages qui, sans eux, auraient facilement pu demeurer au stade de l'archétype. »
« The Last Shift est une ode mélancolique à une Amérique encore dans son éternelle adolescence et qui ne tient pas à atteindre la maturité, mais également un lieu où le désert des âmes semble constituer sa force majeure. D'où le terrible et en même temps majestueux paradoxe de l'être. »