« Sa signature propre se reconnaît à l'égrènement minutieux de tableaux somptueux, brossés avec une telle maîtrise qu'on a l'impression que le réalisateur commande aux forces de la nature. »
« Pour le commun des mortels occidentaux, tout cela donne le sentiment d'une trame narrative plutôt opaque. Il nous en reste néanmoins un film traversé par l'expression de grandes forces tranquilles et où les notions de vie et de mort sont davantage régies par des codes d'honneur que par l'instinct. »
« Le film est surtout pensé comme une série de toiles, il se dévoile peu à peu, comme en font foi les nombreux plans cadrés derrière des voiles, ou rideaux, qui bougent au gré de l'air et du vent. The Assassin progresse par touches impressionnistes, rythmé par ces longs plans - notamment dans les establishing shots - qui imposent une langueur au film, mais aussi aux personnages. »
« Malgré son austérité, The Assassin finit par faire sa marque émotionnelle. Au travers la noblesse affichée et par la beauté picturale de l'ensemble, le récit intérieur des personnages réussit à transparaitre. Hou Hsiao-Hsien parvient à créer un ensemble émotif dense qui se dévoile lentement et qui laisse une impression durable. »
« On était habitué à un style hypnotique, à un goût pour le souvenir et pour les sensations (Les fleurs de Shanghaï, Millenium mambo, Three times…). Mais The Assassin nous est présenté comme un film d'arts martiaux, genre dans lequel on n'attend pas le réalisateur et avec lequel son style semble a priori peu s'accommoder. »