Premièrement j'aimerais dire que n'est pas un film de natation. La natation ne dure que 15-20 minutes et sert de fond au drame que vit une personne qui ne se définie que par une seule sphère d'activité et ne se sent rien d'autre et qui se cherche lorsque cette activité n'est plus.
Ça aurait pu être n'importe quoi d'autre que la natation, la retraite sportive oui, mais n'importe quelle retraite ou encore une séparation de couple ou un cancer ou une maladie, n'importe quoi qui met fin à quelque chose qui prenait peut-être trop de place dans la vie d'une personne et qui l'oblige à se redéfinir.
C'est donc un film d'émotion, un "drame humain".
Le réalisateur a réussi l’exploit de diriger ses acteurs en main de maître afin de rendre des émotions très réalistes.
Ici une jeune fille plutôt introvertie qui essaye de se sortir de la "relation abusive" qu'elle a avec son sport.
C'est un film qui, si vous entrez dans la peau du personnage vous fera vivre des émotions que vous avez en vous ou que vous appréhendez pour des gens de votre entourage.
Félicitations à Pascal Plante. Il a bien réussi à rendre en peu de mot et en belles prises de vue beaucoup d'émotions.
Bravo à Katerine Savard qui a su être tantôt triste, réservée, joyeuse, sensuelle, colérique, résignée, etc, enfin toute une gamme d'émotions qui je pense, sont difficiles à reproduire quand une caméra est braquée sur soi! Et a les faire ressentir par l'auditoire. C'est donc une vraie actrice.
La seule critique négative que je ferais c'est que par moment on entend mal les répliques de certains acteurs ce qui m'a déconcentrée un peu, mais si peu. Alors bon visionnement!