« Le tandem formé par Gustave Kervern et Benoît Delépine revient à la charge avec un nouvel ovni cinématographique dans lequel des instants de surréalisme et de poésie entrent en collision avec le réalisme crasse du décor. »
« En dressant le portrait d'un homme qui s'éveille à la vie, les deux réalisateurs délaissent quelque peu leur vision au vitriol de l'humanité pour y injecter une tendresse et une douceur nouvelles. Ils nous rappellent également que Gérard Depardieu peut être un grand acteur, capable des émotions les plus subtiles. »
« Ovni délicieusement décalé flirtant habilement avec l'insolite, l'absurde, le surréalisme et le réalisme social, cette réalisation de Gustave Kervern et Benoît Delépine offre une critique caustique des normes du travail qui s'avère d'une troublante actualité. »
« Plutôt que de se vautrer dans la dénonciation revancharde et l'humour plus ou moins trash, le tandem Delépine-Kerven propose un conte humaniste aux relents quasiment poétiques. En résulte une belle évocation où la lutte contre la précarité peut aussi emprunter la forme d'une ouverture aux autres. Et où l'enrichissement n'est pas qu'une affaire de gros sous. »
« De la poésie. Parfois triviale, parfois lyrique, parfois contemplative - comme dans la seconde partie de Mammuth. Mais toujours suivie de gags et de réflexions d'une farouche causticité propres aux auteurs et citoyens de Groland. »
« Potache, poétique et politique, ce road-movie des points retraite croque l'absurdité du monde du travail, éructe son amour pour les vieux et les laissés-pour-compte dans une France où rôdent les jeunes aux dents longues, et réinvente Depardieu, tignasse de Viking façon Mickey Rourke dans The Wrestler, avec pastis mais sans pathos. »
« Ours taciturne, sonné, obsolète, qui voudrait, avant le gong, glaner un peu de rab. Tel qu'en lui-même, le monstre Depardieu à la recherche de sa jeunesse envolée. Voulant quand même en profiter encore, du cinéma, de quelques instants de grâce, même s'il y a tout vu, tout joué, tout vécu. Alors, il déambule, hume l'air, vulnérable, égaré, parfois nu, avec tous ses plis et ses replis, prêt pour la tournée des adieux. »