« Moins subtil que ceux proposées par Orson Welles ou Roman Polanski, le Macbeth de Justin Kurzel se distingue toutefois par sa photographie fastueuse, sa bande sonore suffocante à souhait et ses scènes de sauvagerie aux accents démoniaques, noyées dans un brouillard presque perpétuel. »
« Misant autant sur des décors sublimes que sur les silences et l'expressivité des visages, Kurzel fait large place aux monologues, ce qui rend le plaisir de son film parfois un peu cérébral. »
« Malgré des envies assumées de baroque à la limite du kitch, le long métrage de Justin Kurzel est sauvé par ses interprètes et une scène de repas qui porte le film. »
« La performance centrale de Fassbender limite par contre la progression narrative du récit. La descente morale et mentale du protagoniste perd en efficacité en raison d'un jeu accentuant dès les premières scènes l'aspect tourmenté du héros. »
« Curieusement, cette vision de bruit et de fureur pourrait bien séduire les plus jeunes cinéphiles et les adeptes de la série Trône de fer (Game of Thrones) qui sont néophytes en tragédies shakespeariennes. Les fervents de l'oeuvre, par contre, risquent d'y perdre au change. »