« Sur le plan visuel, le résultat, plus chaplinesque que tatiesque, est splendide. Les dessins aux lignes fluides et claires, dont les couleurs évoquent parfaitement le climat de l'époque, font naître la poésie et surgir l'émotion à chaque tournant du récit. »
« Plus mélancolique qu'amer, le long métrage laisse émaner une complexité certaine qui aurait pu être davantage exploitée. Au lieu de cela Chomet ne lésine par sur les efforts pour rendre son film gentil et agréable, ce qu'il est bien entendu, soignant ses images et sa musique. »
« Pourtant, on ne revient pas complètement conquis de ce voyage dans le temps. Malgré sa courte durée, le film, tristounet et touchant, souffre de quelques longueurs et le récit finit par décevoir par sa maigreur. »
« Paying homage to a master can be a tricky undertaking. Should you flatter by imitation? Bless with bold praise? Give credit where credit is due, acknowledge your debt? »
« D'évidence, L'illusionniste est un film plus tendre que drôle. Et moins spectaculaire que Les Triplettes de Belleville. Il y souffle en permanence un vent de mélancolie, accentué par le sentiment d'exil qu'éprouve le personnage. »
« Baigné dans une mélancolie certaine, le film a surtout le mérite de ressusciter la grande et belle silhouette de Jacques Tati. Elle traverse son film avec une élégance quasi poétique et cette légère raideur comique, qui l'a rendue inoubliable. Voilà qui n'est pas le moindre des tours de passe-passe de Sylvain Chomet. »
« L'ensemble mignon, impeccable, réussi, et pourtant, il s'en dégage une poésie légèrement soporifique et très tristounette où le poids de Tati pèse un peu trop lourd. Étrange projet totalement réfugié dans un passé vieillot. »