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L'histoire du son

Critiques des membres

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2 critiques

Bon
Rémy Fiers

Another Bareback Mountain.

Sur la forme et le contexte, beaucoup compareront « The History fo Sound » à l’œuvre cinématographique la plus illustre dans le genre : « Le secret de Brokeback Mountain ». Une histoire d’amour gay, l’époque, un certain classicisme, ... Mais, sur le fond, le film d’Oliver Hermanus ne parle pas vraiment de l’impossibilité de vivre ladite histoire mais plutôt de l’impact qu’elle aura dans la vie de l’un d’eux. Le côté relation contrariée est quelque peu évoqué mais ce n’est pas le fil conducteur du récit. Ici le film, inspiré d’une nouvelle et sélectionné à Cannes en compétition officielle cette année, prend comme contexte la musique folklorique du début du XXième siècle qui sera la raison de la rencontre entre ces deux hommes mais aussi le ciment de leur relation.

Hermanus filme son histoire de manière profondément académique et volontairement – on le pense en tout cas – classique. On pourra trouver les choix artistiques un tantinet poussiéreux, comme le choix de cette musique monacale en fond sonore, mais cela colle plutôt bien à ce qui est montré. En revanche, il est certain que cette histoire de chant, de visualisation des sons, d’enregistrement de chansons issues du folklore américain n’est pas toujours très cinématographique et correspond probablement mieux à la littérature qu’au septième art. Pareillement, les sentiments amoureux sont dépeints avec beaucoup de finesse mais la relation entre ces deux jeunes hommes manque terriblement de passion. Paradoxalement, c’est lorsqu’ils sont séparés, dans une dernière partie plus touchante, que la puissance des émotions nous étreint enfin. Jusqu’à la scène finale, dans les années 70 avec Chris Cooper, qui s’avère la plus bouleversante de « The History of Sound »...

D’une durée de plus de deux heures, le film prend son temps. Le rythme est assurément lancinant et on pourra trouver cela longuet et soporifique mais c’est le genre d’histoires qui a besoin de maturer pour laisser s’exprimer les ressentis des personnages. Habitué des romances gays Paul Mescal (dans « All of us strangers ») et Josh O’Connor (à travers « God’s own country ») forment un duo tout à fait complémentaire dont l’alchimie à l’écran est indéniable. Leur interprétation est très nuancée, sobre et conforme aux canons de l’époque. De nombreuses séquences (surtout sur la fin) sont empreintes de beauté comme celle avec la veuve ou celles de complicité entre les deux hommes. On aurait certes aimé être plus emporté par le tourbillon de cette passion contrariée, que le film soit moins austère, mais il n’en demeure pas moins un long-métrage bien filmé dans son style et qui provoque tout de même quelque chose si l’on fait l’effort de s’y plonger.

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Pauvre
sergio laverdi

Somnifère

Vu en avant-première . Mon pire film 2025 . Une interminable histoire d'amour gay , une musique lancinante et pénible . Bref j'ai combattu le sommeil pendant 2 heures en espérant qu'il se passera quelque chose .