Le diable au corps
J’avoue avoir été séduite par ce film qui n’est certes pas
parfait, mais qui m’a envoûtée de son aura. Je n’avais pas lu les critiques,
pour la plupart négatives, avant de le visionner. Il est vrai que le film
baigne dans le symbolisme à tête recouverte, mais je m’y suis plongée sans
concession et en suis ressortie marquée. Comment aborder l’histoire de ce moine
né dans un monastère, ne connaissant et n’ayant vécu que par les saintes
écritures, sinon par un symbolisme omniprésent et parfois même étouffant? Le
choc avec la réalité n’en est que plus marquant. Attention aux âmes plus terre
à terre, je crois qu’il faut un certain penchant romantique à la fatalité, aux
drames oedipiens et aux destins tragiques pour ne pas trouver le tout exagéré.
Il semble que j’aie ce penchant, puisque le tout m’a semblé coulé
naturellement. Les disciples ne seront pas déçus par la performance de Vincent
Cassel qui porte le film sur ses épaules. Son charisme a sans aucun doute
grandement contribué à mon appréciation de l’œuvre.
Le film se démarque de «Lemming» et «Harry,
un ami qui vous veut du bien» entre autres par son «moralisme»,
bien qu’on puisse y voir certains thèmes récurrents de l’œuvre de Moll tels que
la fatalité de la rencontre de l’homme avec le mal, ici incarné par les tentations
du diable lui-même.
En espérant que le prochain film ne se fera pas trop
attendre!