« À Cannes, il a obtenu le Prix du Jury, ex-aequo avec Memoria de l'idolâtré taiwanais Apichatpong Weerasethakul. Peut-on questionner cette double récompense? À moins qu'il ne s'agisse, dans le cas de Lapid, d'un geste politiquement idéologique. En toute franchise, ce n'est guère impossible. »
« Le genou d'Ahed est une oeuvre saisissante qui ne cherche pas à imposer de vérité si ce n'est que l'acte de création est un risque qui ne devra pas reposer sur la répétition de schémas préétablis. »
« Tout le film revêt ainsi les allures d'une espèce d'exorcisme intellectuel auquel se prête un homme qui, comme l'affirme Nadav Lapid lui-même, est en train de faire le deuil d'une mère, mais aussi d'un pays. Et c'est très fort. »
« Après Synonymes, Nadav Lapid poursuit sa critique au vitriol de son Israël natal avec ce pamphlet rageur et désespéré, tourné dans l'urgence sur le mode de l'autofiction. »