Excellent cinéma!
Tiré d'un fait vécu. Le meilleur film que j'ai vu cette année. Très bien réalisé.
Tiré d'un fait vécu. Le meilleur film que j'ai vu cette année. Très bien réalisé.
C'est un film à voir absolument. C'est une histoire vraie très intéressante à découvrir. Film bien réalisé, aucune longueur.
Un excellent fait vécu , à voir absolument !!!
Jean-Paul Salomé a toujours alterné les comédies (« Restons groupés » ou « La Daronne ») avec de plus grosses productions qui demandaient des reconstitutions imposantes comme « Arsène Lupin » ou « Belphégor ». Dans les deux cas, c’est un artisan de cinéma à vocation populaire dans le bon sens du terme. Son nouveau film s’inspire de faits réels et d’un personnage passionnant. En effet, « L’affaire Bojarski » revient sur le plus grand faussaire de monnaie de l’histoire française, à tel point qu’on le nommait même le Cézanne de la monnaie. Une histoire incroyable qui méritait clairement d’être racontée et que le scénario ici enjolive de belle manière à des fins de spectacle et de narration. Si l’on excepte un flash forward (technique narrative et de montage décidément bien trop à la mode) encore une fois parfaitement inutile, voilà une œuvre de belle facture sous toutes ses coutures.
Certes, comme souvent avec ce réalisateur, l’ensemble est de facture extrêmement classique. C’est du cinéma à l’ancienne surtout au niveau d’une mise en scène de qualité mais volontairement académique qui colle plutôt bien au sujet. Salomé n’est pas à proprement parler un esthète ni un cinéaste de l’épate visuelle mais il filme bien. La caméra s’attarde peut-être un peu trop sur la fabrication de cette fausse monnaie et sur des machines dont le spectateur ne comprendra probablement pas le fonctionnement mais ce n’est pas particulièrement gênant ou trop insistant. « L’affaire Bojarski » se déroule sur une dizaine d’années qui voient l’immigré polonais passer de persona non grata durant la guerre à un petit bourgeois frustré que son talent dans l’art du faux et de la copie ne puisse être révélé à tous et donc reconnu. Le jeu du chat et de la souris qui se joue entre son personnage et le commissaire chargé de le coincer est d’ailleurs assez savoureux et digne des plus grands films du genre.
À ce jeu, Reda Kateb et Bastien Bouillon forment un duo de haute volée qu’il est agréable de suivre durant ces plus de deux heures passionnantes. Salomé n’oublie pas de traiter le poids de la pratique de Bojarski sur son couple. Sara Giraudeau excelle d’ailleurs en épouse contrariée quand Pierre Lottin est peut-être le moins bien loti de ce quatuor de comédiens bien trouvé. Le récit est tantôt palpitant, tantôt touchant mais il se révèle toujours bien construit et intéressant en plus d’une reconstitution d’époque particulièrement soignée. « L’affaire Bojarski » est donc un film a l’aspect très old school qui nous raconte cette histoire incroyable avec justesse, malice et application. Du bon cinéma de qualité malgré ses contours conventionnels.
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