« Pourtant, rapidement, ce n'est pas l'essence du drame qui émane, mais plutôt celui du rire, de l'absurde. Ces gens campés par de très bons acteurs (Marie-France Lambert, Benoit Gouin, etc.) sont des stéréotypes démonstratifs, des personnages presque issus du théâtre, rappelant Feydeau mais également Tchekhov. »
« Le scénario de Courtemanche est certainement en cause : son récit mou et verbomoteur est paradoxalement avare d'informations pertinentes sur les motivations profondes des personnages. Les théâtrales scènes de repas en famille, à cet égard, sonnent faux et appuyé. »
« Très fidèle à l'esprit du roman de Gil Courtemanche, où André est sans cesse rattrapé par ses souvenirs d'enfance, La Dernière Fugue croule sous les flash-back à répétition. Bien que ceux-ci nous libèrent momentanément des propos hargneux de cette famille irascible - où est donc le regard tendre que la cinéaste pose habituellement sur ses personnages? -, ils ne font que freiner l'élan narratif. »
« There are some great performances, starting with veteran thespian Godin as a man looking on in horror as he loses control of his body. He's able to convey a remarkable amount even though his role has him speaking with great difficulty. Lachapelle, as his wife, is a powerhouse of quiet strength, and Schneider is memorable as the rebellious teen with a deep connection to his grandfather. »