« De cette représentation miniature de la société, où le surnaturel surgit parfois de la manière la plus inopinée et où la foule sert de révélateur à l'individu, la réalisatrice tire un bouleversant et douloureux hymne à la vie en marche. »
« Claire Simon a élargi son espace. Les petits bureaux, les cours de récré ont fait place à une gare — c'est-à-dire un monde en mouvement. Mais son regard est resté le même : ce qu'elle cherche, encore et toujours, c'est isoler, rehausser l'individu. »
« Cette fois, pas de fusion miraculeuse entre documentaire et fiction, mais un amalgame à la fois rêche et plein de grumeaux, où les intentions tant sociales que cinématographiques sont trop lisibles. Dans ce puzzle confus, morose et violent, les histoires humaines n'existent qu'à l'état d'ébauches, d'élans empêchés. »
« Cela dit, force est de reconnaître que, pour intéressant qu'il soit, ce film choral n'est, hélas, pas tout à fait à la hauteur de sa belle ambition. »
« Plus qu'un patchwork, plus qu'un puzzle : un prisme à mille facettes dont jaillissent les visages et contradictions humaines. La Gare du Nord est une micro-société à elle seule. Le terrain idéal pour une étude sociologique en bonne et due forme, et en va-et-vient. »
« Malheureusement, bien avant d'atteindre son but, le film change de direction. Une histoire d'amour improbable vient prendre le dessus, accompagnée de micro-fictions insignifiantes qui viennent réduire à néant les belles promesses du début. »