« Mais le film manque de force dramatique, piétine malgré sa brièveté (78 minutes) et demeure trop en surface. Ainsi, Guy Edoin peine à illustrer le processus créatif de l'artiste, laquelle se contente pour l'essentiel de retoucher des tableaux presque terminés. »
« Examen réussi sur la forme. Le documentaire d'Édoin épouse parfaitement la personnalité de Corno et la dynamique de la ville. Il est flamboyant, branché, rythmé, coloré, électrique. Avec son complice Serge Desrosiers à la direction photo, Édoin insuffle à son film le même environnement visuel luxuriant qu'on retrouve dans ses fictions. »
« Prudents, les intervenants n'ont d'yeux que pour Corno, son travail qu'ils magnifient, son talent et son caractère qu'ils vénèrent. Force est de constater que le film tente de remettre Corno sur son piédestal et de réparer ses ailes qu'elle dit ne pas être brisées, mais qu'on sent frêles. »
« Sans être un documentaire à tout casser comme l'était Over My Dead Body l'année dernière, Corno demeure un essai éclairant sur une artiste qui n'a que faire des normes formatées de son art et de tous les sacrifices qui lui ont permis d'être là où elle est aujourd'hui. »
« Dans le contexte, Corno est un film honnête, même s'il reste un brin narcissique. On aurait souhaité plus d'audace formelle. Le réalisateur a au moins eu une très bonne idée: promener à bout de bras deux toiles dans des lieux emblématiques de New York. »