« En effet, le film est alourdi par des effets de style gratuits et racoleurs, comme des accélérés ou des renversements de cadres, et se complaît dans l'étalage de violences atroces, répétées à l'envi. »
« À cet égard, Anna est sans contredit son film le plus percutant. Traversé de part en part par un sentiment de colère et d'indignation, ce drame brutal aborde de plein front la difficile question du trafic de jeunes femmes dans les pays de l'Asie du Sud-Est. Et la violence dont elles sont victimes. »
« En attendant, Anna vaut le détour. Il s'agit autant d'une dénonciation sans ambiguïté de ce trafic immonde qu'un appel explicite à ses concitoyens à ne pas détourner le regard : ces horreurs arrivent ici aussi. Bravo. »
« Ce que l'on retiendra d'Anna c'est une première demi-heure sobre et haletante à la fois qui parvient à suggérer l'horreur des sévices avec suffisamment de force pour faire froid dans le dos, tout en évitant de tomber dans le voyeurisme. Une pudeur que l'on ne retrouve pas dans la seconde partie, qui possède en outre de grosses ficelles. »
« Anna, nouvelle réalisation de Charles-Olivier Michaud est une histoire qui gagnait à être suivie. Malheureusement les choix de scénarisation et de distribution déçoivent. »
« Anna, incarnée avec une force tranquille par Anna Mouglalis qu'on avait surtout vue dans des rôles moins physiques, est obligée de se reconstruire au retour chez elle à Montréal. La mise en scène de Charles-Olivier Michaud alterne alors les plans larges calmes, souvent ouverts sur l'extérieur. »