« Robert Morin réaffirme son attachement à la cause autochtone avec cet essai minimaliste, un peu longuet, qui trouve tout son sens dans les dernières minutes. »
« Comme un regroupement de trois petits films expérimentaux, forcément de valeur inégale, qui, à l'abri des clichés habituels, évoquent néanmoins sans ambages une réalité que nous préférons collectivement taire. En cela, l'oeuvre de Robert Morin se révèle précieuse. Et indispensable. »
« Morin aime bien ne pas donner toutes les clés au spectateur et rompre avec le récit linéaire. Fort bien. Mais sa déconstruction, ses ellipses narratives et son montage abrupt rendent parfois difficile la lecture même du propos. »
« Mais loin de sombrer dans des généralités, la manière de filmer de Robert Morin confère à l'ensemble toute l'intimité d'une confidence, celle que l'on reçoit d'un ami qui dévoile sa vie sans fards. »
« 3 Histoires d'Indiens en venant s'inscrire dans le genre du docu-fiction exploite à merveille un procédé bien malin puisqu'il actionne, chez le spectateur, la possibilité de poser un œil neuf sur une communauté autochtone à qui les clichés collent à la peau. »
« Toutefois le mélange final laisse une impression de manque d'unité. En outre l'épisode Papatie se rapproche trop des capsules Wapikoni Mobile, tandis que le choc entre l'ordinaire et l'irréel des deux autres segments apparait un peu forcé. »
« Si Robert Morin ne se voile pas la face et ne cède pas à la facilité de croire qu'il peut y avoir une solution à tout, il a également (surtout) le mérite de nous donner envie de regarder différemment ceux qui nous semblent si lointains alors qu'ils sont pourtant nos compatriotes. »