Affiche du film
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X-Men : L'engagement ultime

Version en français
v.o.a. : X-Men: The Last Stand
25 mai 2006

Jeux de pouvoirs

Photo Par Karl Filion
Plus de curiosité que d'attentes pour ce film de Brett Ratner, troisième film d'une franchise qui est presque devenu une saga en lui-même. Après le départ de Bryan Singer, qui avait signé les deux premiers films de la série, Matthew Vaughn a été attaché au projet, puis s'est lui aussi désisté. C'est Ratner qui a hérité du film, lui qui était en lice en 2000 pour réaliser le premier film. Enfin, tout ça importe peu, maintenant que le résultat est sur les écrans, parce qu'on ne juge que du résultat, pas du processus.

Une compagnie pharmaceutique américaine a mis au point un antidote qui permet de « soigner », immédiatement et pour toujours, le gène mutant. Pour certains, c'est une option envisageable pour se libérer de leur différence, mais pour d'autres, c'est une véritable insulte : pourquoi faudrait-il les soigner, après tout, ils ne sont pas malades? Les deux groupes se séparent donc, l'un sous les ordres sur Professeur Xavier, qui prône une solution pacifique, et l'autre sous les ordres de Magneto, qui propose plutôt une révolution violente.

X-men : L'engagement ultime - d'où sort ce titre farfelu? - satisfait au moins toute la curiosité qu'il suscitait. Et sans doute aussi la soif d'action des amateurs. L'aventure est palpitante, les scènes d'actions bien faites, sans être trop violentes, et les enjeux clairs. Difficile ici de savoir qui a raison et qui a tort, et c'est tant mieux, parce qu'on se lie émotionnellement avec les destins de tout le monde en alternance.

Un destin qui est d'ailleurs très sombre pour plusieurs mutants, merci à l'audace des auteurs qui n'hésitent pas à sceller le sort de nombreux mutants très importants, ce qui recèle quelques surprises, qu'il vaut mieux taire complètement. Bravo au scénario, donc, qui mélange efficacement l'action nécessaire à un film de super-héros, quelques scènes romantiques saupoudrées ne semblent pas trop forcées, et l'implication est rapide et profonde. Plusieurs nouveaux mutants font leur apparition, dont les fascinants Angel, Beast, Kitty Pride et Juggernaut. Ils ne sont malheureusement pour la plupart qu'effleurés, malgré leur immense potentiel.

Les acteurs sont aussi entièrement impliqués dans leurs personnages et dans leurs stéréotypes inévitables, Jackman joue la brute avec efficacité, Halle Berry joue la leader avec conviction, Ian McKellen le mégalomane avec vigueur et Famke Janssen joue l'impuissance (ou la surpuissance) avec beaucoup de... dégâts.

Le travail de Ratner rappelle celui de Singer, même s'il ne parvient pas à le surpasser. Il utilise des mécanismes pour faire rire, d'autre pour étonner, et étrangement ils fonctionnent. Il manque un certain flair pour l'image, mais certainement pas pour mettre en scène de l'action. Et par-dessus le marché, une certaine logique se dégage de l'ensemble. L'aspect social est légèrement laissé de côté, pourtant les pistes de réflexions ne manquent pas.

Un film efficace, qui devrait satisfaire les fanatiques et qui devrait intriguer suffisamment les non-initiés. Beaucoup d'action, un rythme parfait, quelques mots bien placés, bref, un bon moment de « grand » cinéma, c'est-à-dire, grand écran, grand son, grandes vedettes, grands discours et grandes explosions.

Vu en version originale anglaise.
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Photo Karl Filion

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