Affiche du film  Spider-Man 2
© Sony Pictures

Spider-Man 2

Version en français
v.o.a. : Spider-Man 2
v.o.a. : Spider-Man 2 Imax Experience
17 août 2005

La bonne (é)toile

Photo Par Karl Filion
Je ne crois pas qu'on puisse demander mieux de la part d'un film de super-héros, américain de surcroît, mais je trouve que tous les éloges qu'on fait à ce film depuis sa sortie sont exagérés.

Après le succès retentissant du premier Spider-Man, cette suite était inévitable. D'ailleurs, au passage, sachez que le troisième s'en vient. Je ne suis pas fâché de le savoir, c'est vrai, mais j'ai quelques réserves à formuler malgré tout.

Force est d'admettre que le réalisateur, Sam Raimi, maîtrise efficacement les rudiments du métier, il se permet même dans certaines séquences quelques clins-d'oeil à sa première oeuvre, The Evil Dead, paru en 1981, dans ses choix de plans. La plupart du temps, il pose un regard interrogateur sur ses très nombreux et très disparates personnages, tous plus intéressants les uns que les autres. Il reste sobre dans sa réalisation, mais c'était requis ici, non seulement par les fans de la série, mais aussi par le très large public qui verra le film.

Comme dans le premier film, les acteurs sont en très grande majorité très bons. Une mention spéciale à l'inimitable J.K. Simmons, inoubliable dans le rôle du directeur du journal pour lequel travaille Peter Parker. Alfred Molina, dans le rôle du Dr. Otto Octavius, se démarque du lot parce qu'il joue sur deux tons très différents constamment, même si j'ai eu l'impression de faire face au même méchant que dans le premier film, le Bouffon Vert, parce que les deux sont contrôlés par une force maléfique qui leur est extérieure. Une scène en particulier rappelle terriblement le premier film, et cela agace un peu. Tobey Maguire, dans le rôle de Peter Parker alias Spider-man, porte son interprétation au niveau supérieur, jouant autant au niveau intellectuel que physique, s'épuisant à rendre ce héros humain, de chair et de sang. Il affronte d'ailleurs un ennemi bien plus puissant que le vilain savant fou, il s'affronte lui-même et son incertitude face à sa mission. Même si c'est un thème terriblement intéressant, cette partie s'étire inutilement, lorsque Parker hésite et hésite encore dans les ruelles de New York à savoir s'il va continuer. Bien sûr que oui, on le sait dè le départ qu'il va continuer, on n'arrête pas une franchise aussi payante.

Une mention aussi à la bande sonore qui, musicalement, offre de très bons moments, mais qui met également en place une ambiance parfaite, impliquant, à chaque instant du film. Techniquement, les effets-spéciaux s'avèrent efficaces, même si, au tout début entre-autres, leur utilisation est évidente.

Le scénario reste le point fort du film. En plus de manier habilement les contraintes personnelles - d'agent, d'amour, d'école - de Peter Parker, il demeure crédible, dans la mesure du possible, et propose une bonne dose de rebondissements, laissant aussi la porte toute grande ouverte, une porte de garage, à une suite qu'on attendra avec impatience, en espérant qu'elle se cerne un peu, qu'elle évite de se répéter et qu'elle propose un méchant plus profond, plus abstrus. Je crois que nous pouvons nous rassurer, mais que rien n'est joué, il faudra voir d'ici deux ans ce que seront devenues mes appréhensions, faire une suite à un film efficace est, et restera intemporellement, excessivement risqué.
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Photo Karl Filion

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