Affiche du film  Raiponce
© Walt Disney Pictures Canada

Raiponce

Version en français
v.o.a. : Tangled
23 novembre 2010

Ma fleur

Photo Par Elizabeth Lepage-Boily

Les films d'animation de Disney renferment tous, sans exception, une candeur et une ingénuité rafraichissantes. On retrouve rarement de deuxièmes sens cachés ou d'allusions inconvenantes, comme dans les oeuvres - habiles – de DreamWorks ou Sony par exemple. Les parents sont donc moins interpellés, moins touchés par les thématiques exploitées, mais peuvent tout de même y trouver un plaisir sincère grâce à la qualité indéniable de l'animation et à l'approfondissement cohérent des personnages. Moderniser, transformer, un conte célèbre au goût du jour semble être une activité particulièrement rentable et efficace à Hollywood. Un an après le renouvellement du récit légendaire de la princesse et de la grenouille, la compagnie nous offre sa version remodelée de l'histoire de la jeune fille à la chevelure interminable, Raiponce. Un long métrage dans la plus pure tradition de Disney; ingénu, sincère, irrésistible, mais qui s'avère, par moment, tiré par les cheveux (ah! quel mauvais jeu de mots!).

Parce que sa mère a bu un élixir magique pendant sa grossesse, la jeune princesse Raiponce possède des pouvoirs surnaturels incroyables; lorsqu'elle chante, sa chevelure s'illumine et peut rajeunir ou guérir ceux qui l'entourent. Consciente de ses aptitudes, la méchante Mère Gothel kidnappe l'enfant et l'enferme dans une tour où personne ne pourra jamais la trouver. Un jour, à l'aube de ses 18 ans, un homme entre chez elle par hasard pour se cacher. Elle lui demande alors de l'emmener voir les lanternes qui éclairent le ciel tous les ans le jour de son anniversaire. Et ainsi, débute sa première expédition dans le vrai monde.

Comme tout film de Disney qui se respecte, Raiponce est parsemé de chansons entraînantes et de préceptes débonnaires. La musique manque par contre souvent de rythme (on s'ennuie rapidement des accords jazzés de La princesse et la grenouille) et la morale nous apparaît partiellement assumée, ce qui rend plus difficile la transmission du message. Mais la justesse des dialogues, l'éloquence des personnages et l'efficacité des scènes d'action et de poursuites nous font rapidement oublier ces quelques défaillances épisodiques. Les personnages secondaires ont également une importance non négligeable dans l'efficacité de l'oeuvre. On ne peut que tomber sous le charme du caméléon de compagnie de la princesse ou du cheval têtu - au comportement canin - qui s'entête à haïr le voleur et à protéger la justice.

Le 3D est d'une finesse encore inégalée dans des oeuvres de Disney (on se rappelle tous de l'imperfection visuelle qu'a été Histoire de jouets 3). La scène où les personnages regardent, assis dans une barque, l'ascension des lanternes dans le ciel est absolument magnifique et représente concrètement l'utilité de cette nouvelle technologie (on a l'impression de faire partie de cet événement spectaculaire, nous ne sommes plus que simple spectateur).

Malgré certaines lacunes scénaristiques (la manière dont elle réalise qu'elle est en fait la princesse disparue n'est qu'une association incongrue de contingences qui le sont tout autant) et un style musical défaillant, Raiponce s'inscrit dans une forte tradition de savoir-faire et de productivité qui saura, très certainement, plaire aux petites princesses qui peuplent notre monde et l'illuminent fièrement.

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Photo Elizabeth Lepage-Boily

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