Affiche du film  Percy Jackson et les olympiens : Le voleur de foudre
© 20th Century Fox

Percy Jackson et les Olympiens : Le voleur de foudre

Version en français
v.o.a. : Percy Jackson & the Olympians: The Lightning Thief
12 février 2010

Les bâtards

Photo Par Karl Filion

Que Chris Columbus, le réalisateur de cet inoffensif Percy Jackson et les Olympiens : Le voleur de foudre, ait à sa feuille de route les deux premiers films de la franchise Harry Potter ne devrait étonner personne : c'est exactement le même principe. Des adolescents ordinaires, mal dans leur peau, un peu timides, qui vivent une aventure extraordinaire. Au passage, des comédiens désintéressés et beaucoup, beaucoup de morale rose bonbon. Dans ce type de film, les méchants laissent toujours une chance aux bons de s'échapper, on trouve toujours un allié, même à la dernière seconde, et les parents absents le sont véritablement contre leur gré (comme si ça changeait quoi que ce soit). Pas détestable, ni désagréable, seulement - comme je disais - inoffensif.

Lorsque la foudre de Zeus est dérobée, ce dernier soupçonne Percy Jackson, le fils de Poséidon. Menaçant de déclarer la guerre à ses frères, Zeus exige qu'on lui rende ses éclairs avant le solstice d'été, dans quatorze jours. Mais Percy ignore tout de son paternel, et ne se doute pas qu'il est doté de super-pouvoirs. Attaqué par des créatures venues d'un autre monde, il se lance dans une quête pour retrouver sa mère, prisonnière d'Hadès dans les Enfers, avec le satyre qui lui sert de gardien et la fille d'Athéna. Sur sa route, il rencontre plusieurs créatures mythologiques qui veulent l'empêcher de compléter sa mission.

Tous les rebondissements de cette intrigue sont affreusement prévisibles. On se prend même à trouver que les personnages sont de pauvres imbéciles de ne pas voir les ennuis arriver. Surtout quand le film, comme tous les films de son genre, invente de nouveaux impératifs mythologiques pour permettre au récit d'avancer. Quand il ne reste qu'un seul moyen (par exemple, laisser un soldat derrière), il est miraculeusement aisément accessible (ou on s'assure qu'il en aura pour son argent s'il reste... mais pas de sexe, c'est pas beau. Remarquez qu'on pourrait écrire une thèse sur les sous-entendus sexuels dans ce film...). C'est un peu fatigant, à la longue, de voir des gens tout gagner. Mais parce que le film est réussi techniquement, qu'on y trouve une panoplie de scènes diversifiées s'adressant sans condescendance ni violence extrême à un public gagné d'avance, on essaie de ne pas trop s'en faire.

On en vient même à pardonner la finale (qui s'éternise ... Zzz ... inutilement) et aux comédiens secondaires ultra-connus (Sean Bean, Pierce Brosnan, Uma Thurman, Catherine Keener) de s'avérer tout spécialement fades dans leur rôle. Surtout que les jeunes acteurs, eux, ont une belle énergie et ne s'avèrent pas mauvais du tout. À l'exception peut-être de ce satyre qui fait du profilage racial...

Les effets spéciaux sont nombreux et efficaces, mais on ne s'étonne ni ne s'émerveille plus devant cette énième variation sur un même thème. Le public extrêmement spécifique (les garçons de 7 à 13 ans) de ce type de film en a vu d'autres, et des meilleures. Dommage qu'on ne le respecte pas suffisamment pour lui offrir autre chose qu'une suite indolente de clichés et de morales un peu ennuyantes. Mais, comme le tout n'est pas mal fait, gardons nos énergies pour une autre bataille.

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Photo Karl Filion

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