Affiche du film Michael Clayton
© Warner Bros. Canada

Michael Clayton

Version en français
v.o.a. : Michael Clayton
12 octobre 2007

Dans les épisodes précédents...

Photo Par Karl Filion
On a attendu longtemps un long métrage digne de ce nom campé dans les méandres du monde judiciaire et des manigances d'avocats... Quelque chose qui aurait l'efficacité de La firme, par exemple. On a attendu longtemps... et on va continuer à attendre, parce que ce n'est pas Michael Clayton qui va redonner un second souffle au genre, presque complètement absent des écrans depuis quelques années.

Michael Clayton est avocat, mais il ne plaide jamais en cour. Il est plutôt spécialisé dans le « nettoyage » de situations embarrassantes pour les gros clients de sa firme. En pleine crise existentielle, il doit s'occuper du cas d'un brillant plaideur soudainement devenu fou alors qu'il travaillait sur le cas d'U/North, une entreprise d'agroalimentation qui ruine la santé de fermiers.

Michael Clayton bénéficie en premier lieu de sa distribution étincelante. George Clooney, excellent dans le rôle-titre, ne s'éloigne tout de même pas trop de ce qu'il sait faire de mieux : le bel homme mature plein d'assurance. Malheureusement, le scénario ne lui donne pas suffisamment de matériel, lui qui porterait le film sur ses épaules sans les apparitions de Tom Wilkinson, vraiment efficace dans le rôle de l'avocat devenu fou.

Ce scénario, donc, qui met en scène des personnages esquissés sommairement, dans des situations complexes et peu détaillées. On a l'impression d'avoir raté le début du film, pourtant les lumières viennent à peine de s'éteindre et le générique n'est pas encore apparu sur l'écran.

La grande déception s'avère être Tilda Swinton, un peu monotone et surtout très stéréotypée dans son interprétation d'une dirigeante d'entreprise. Cela n'aide pas non plus pour la finale, sorte de confrontation froide et sans passion qui arrive en salvatrice avec les clés de la prison. Comme une longue expiration, qui ne serait pas due à un niveau insoutenable de tension, mais tout simplement au soulagement de voir la fin arriver.

D'autant que le scénario n'a que quelques bons moments, et que cette histoire-tapisserie de restaurant fermé donne à Clayton des motivations qui sonnent tout faux. Rarement très intéressant, sauf quand Clooney et Wilkinson font des étincelles lors de trop rares rencontres.

Michael Clayton souffre d'un mal bien étrange, celui d'être peut-être trop réaliste. Inusité, mais quand même. Il n'y a que le cinéma pour montrer des gens ordinaires au beau milieu de situations extraordinaires. Quand il ne le fait pas, le scénario doit regorger de dialogues clairvoyants. Mais avec sa terminologie complexe et ses situations anecdotiques qui semblent appartenir au huitième épisode de troisième la saison d'une série-télé qu'on n'aurait pas suivie, le film de Tony Gilroy n'atteint pas son public... ni le public en général, d'ailleurs.
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Photo Karl Filion

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