Affiche du film  Les sacrifiés 2
© Alliance Vivafilm

Les sacrifiés 2

Version en français
v.o.a. : The Expendables 2
15 août 2012

Carnage ou : Les balles ne sont pas l'étincelle au bout du fusil

Photo Par Karl Filion

Note : Cette critique a failli s'appeler Planet Hollywood (voir : une chaîne de restaurants dont le succès est définitivement derrière elle).

Ils sont de retour (bis)! Après avoir été de retour il y a deux ans avec The Expendables, voilà que les plus grandes vedettes des plus appréciés films d'action de l'histoire du cinéma hollywoodien sont encore de retour, et qu'ils ont emmené des amis. Ça laisse présager un méchant party sous le thème de l'autodérision et de la nostalgie. Et de la violence aussi, graphique et bien sanglante. Pas de réflexion philosophique ou morale cependant, juste du FUN!

Si on avait reproché au premier film son scénario bancal qui tournait les coins ronds, on doit admettre que cette fois-ci, le problème est réglé : il n'y a pas de coins. Pas de personnages secondaires délaissés; on a plutôt droit à une suite de caméos tous plus auto-référentiels que les autres. Pas d'intrigue douteuse non plus; tout est extrêmement clair, les méchants sont clairement identifiés et ils sont très méchants. Leur plan, tout droit tiré de la Guerre froide, est facile à assimiler. Le reste, c'est de la chair à canon (littéralement).

On avait aussi reproché au premier film ses stéréotypes; cette fois, ils paraissent mieux assumés, tant on donne sans vergogne dans le racisme et la misogynie (le méchant a un accent étranger!). Dolph Lundgren y est d'ailleurs pour beaucoup dans cette nouvelle attitude. On pourrait même penser que la surenchère (et le refus de nombreuses lois de la physique concernant les munitions et les armes à feu) autour de la violence et du sang vise à passer un message par le contre-exemple...

Simon West, qui prend la place de Stallone à la réalisation, sait parfaitement ce qu'il fait et, sans être particulièrement inspiré, disons qu'il met très bien en scène toutes ces fusillades. Son travail est anonyme, c'était attendu. La logique n'est pas prioritaire et s'il fallait y réfléchir on se demanderait comment les « interventions » divines de « sauveurs » sont possibles et d'où viennent leurs armes, mais on n'a pas le temps de penser à ce genre de choses. On n'a pas le temps non plus d'envisager que ces personnages sont des « humains » et qu'ils ont des familles, ce qui fait que l'épilogue s'avère complètement inutile. Heureusement, il est court.

Un film comme The Expendables 2, c'est un peu comme les Avengers, mais avec les années 80-90; des « super » héros, réunis, qui font de l'auto-dérision sur le fait qu'ils sont vieux. Et c'est justement parce qu'il se prend moins au sérieux que son prédécesseur (les 100 millions $ amassés au box-office par le film précédent ont convaincu Stallone que le public l'aime encore) qu'il est mieux réussi et plus amusant. On n'irait pas jusqu'à dire que les Bruce Willis, Jean-Claude Van Damme et Arnold Schwarzenegger retrouvent leur ancienne gloire (Chuck Norris, lui, ne l'a jamais perdue), mais disons qu'ils ont réussi à rendre leur quête amusante. Excepté pour la violence et les morts. Que faut-il en penser?

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Photo Karl Filion

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