Affiche du film  Les Croods
© 20th Century Fox

Les Croods

Version en français
v.o.a. : The Croods
22 mars 2013

Jusqu'à demain

Photo Par Elizabeth Lepage-Boily

DreamWorks Animation n'a pas l'habitude de produire des films d'animation de piètre qualité - Shrek, Madagascar, Over the Hedge, Megamind; il n'y a peut-être que Monsters vs Aliens il y a quelques années qui laissait à désirer -, donc, comme attendu, The Croods est un divertissement compétent pour petits et grands. On ne peut pas parler ici d'avant-garde, ni d'originalité particulière ou d'intelligence remarquable - comme l'ont démontré quelques oeuvres issues de la maison de Luxo (Wall-E ou Monsters Inc. par exemple) - mais le film accomplit bien sa mission d'éblouir et d'amuser ses spectateurs. Ses couleurs flamboyantes et ses personnages typés en font une production d'intérêt, capable de contenir l'attention de bambins agités pendant plus de 90 minutes.

Même si on aurait peut-être pu raccourcir l'oeuvre d'une quinzaine de minutes pour resserrer son histoire et accentuer son effet final, The Croods fait preuve d'une ingéniosité narrative qui répond aux attentes initiales. Bien sûr, nous avons droit à des situations complètement loufoques pour l'époque des hommes des cavernes, mais après la fusée de maïs qui explose en feu d'artifice et se consume en pop-corn, on consent à l'illogisme des évènements et accepte l'aspect déraisonnable de la chose au profit d'un humour burlesque bien intégré.

Les animaux préhistoriques qui font partie du monde des Croods ont de quoi ravir les petits cinéphiles; des singes lutteurs, des oiseaux de proie effrayés par le feu qui se déplacent en essaim, des plantes carnivores qu'on évite en se déguisant en fleurs, des félins multicolores et des baleines à quatre pattes. L'image très colorée et lumineuse (la plupart du temps) permet au 3D de ne pas devenir - comme il l'est trop souvent - un obstacle au rendement visuel. Nous n'en sommes pas encore à crier au génie, mais certains plans, notamment dans la poussière ou lorsque la protagoniste est entourée de tisons, sont probablement (je n'ai vu que la version 3D) supérieurs en stéréoscopie.

The Croods a aussi cette faculté de s'adresser autant aux garçons qu'aux fillettes. Des hommes des cavernes, c'est plus unisexe qu'une princesse ou une voiture de course, surtout lorsque le personnage principal est une jeune femme qui souhaite s'émanciper et découvrir le monde, malgré les interdictions de son père qui l'oblige à rester dans la caverne, là où elle est en sécurité. Les jeunes filles peuvent s'identifier à ce protagoniste courageux alors que les garçons s'attachent, quant à eux, au personnage de Guy, un adolescent intelligent qui imagine des moyens inventifs pour survivre dans ce monde hostile.

The Croods remplit son mandat et parvient à entrainer petits et grands dans un univers ludique, menacé d'extinction par la dérive des continents. Une fois de plus DreamWorks Animation ne déçoit pas ses petits fans et nous propose une charmante histoire, animée par des images éclatantes, magnétiques, souveraines. Un bon film d'animation. Pas meilleur que les autres, mais pas décevant non plus.

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Photo Elizabeth Lepage-Boily

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