Affiche du film  La cité des ténèbres: La coupe mortelle
© Les Films Séville

La cité des ténèbres : La coupe mortelle

Version en français
v.o.a. : The Mortal Instruments: City of Bones
20 août 2013

Team Clary

Photo Par Karl Filion

La sortie du premier volet de la franchise Twilight, en 2008, a en quelque sorte défini un nouveau public - peut-être le public idéal pour le cinéma commercial - celui des jeunes filles à l'aube de l'adolescence. Il s'agit du public parfait parce qu'il est dédié; quand il aime c'est inconditionnellement et pour toujours, surtout s'il a lu les romans, et parce qu'il est excessif (il lira tous les tomes en quelques semaines à peine). Sans oublier que là où se trouvent les filles se retrouveront aussi les garçons (coïncidence? je ne pense pas), et éventuellement des parents intéressés à ce qui passionne leurs enfants. Le public parfait, donc. Il est, depuis Twilight, sollicité de toutes parts, cette semaine tout particulièrement avec The Mortal Instruments: City of Bones.

Réalisé par Harald Zwart, le long métrage tiré du premier livre d'une franchise imaginée par Cassadra Clare, fait ce qu'il a à faire. Ça veut dire que ceux qui composent le public-cible, les lecteurs et lectrices des romans et les amateurs de Twilight qui n'ont pas encore grandi, risquent d'être séduits par les créatures mythologiques évoquées dans le long métrage et par ce romantisme à la guimauve ridicule. Cela dit, une grande attention a été portée aux décors, qui sont souvent très jolis, et aux effets spéciaux qui sont bien intégrés. Les interprètes sont aussi dans la note.

La mythologie complexe proposée par le film se tient bien, pour le moment. Il faudrait voir si ce sera toujours le cas dans les films suivants, mais d'habiles trouvailles (comme cette attaque de loup-garou hors cadre et cette musique écrite par Bach pour démasquer les démons) ajoutent du charme au film, qui a tout de même de nombreux passages obligés, comme cette histoire d'amour qui dépasse l'entendement en quétainerie. Au moins, on retrouve aussi quelques touches d'humour...

Certes, les talents de Jared Harris et de Jonathan Rhys-Meyer sont un peu gaspillés, et on a de la difficulté à percevoir le charisme de Jamie Campbell Bower (qui semble ne faire aucun doute auprès du pubic-cible, cependant), mais les acteurs sont en général assez charmants et assez efficaces, même si leurs personnages sont parfois complètement absurdes (voir ce type qui est le seul en sous-vêtements quand il fait un party chez lui). Lily Collins, dans le rôle principal, est en tout cas tout à fait capable de défendre cette jeune fille dont l'existence est bouleversée lorsqu'elle apprend l'existence d'un monde parallèle où les démons, les vampires et les loups-garous s'affrontent.

C'est pratiquement terrifiant que des créateurs maîtrisent si habilement les désirs enfouis et les tourments intérieurs de toute une génération de pré-adolescentes, mais c'est du même coup ce qui explique pourquoi les films de ce genre fonctionnent habituellement si bien. En ce sens, The Mortal Instruments: City of Bones fait tout simplement ce qu'il a à faire, et dans cette optique, ça aurait pu être bien moins efficace (voir Twilight).

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Photo Karl Filion

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