L'exercice de l'État
Durée
1h52
Genre
Chronique politique
Origine
- France
- Belgique
Date de sortie au Québec
2 décembre 2011
Synopsis
Un accident d'autobus cause tout un émoi, obligeant le ministre des transports Bertrand Saint-Jean à se déplacer pour constater les dégâts. Mais cet homme de pouvoir a d'autres chats à fouetter. Les dossiers s'accumulent et le temps commence à manquer. Il sacrifie sa vie familiale pour un emploi stressant et exigeant. Une rumeur persistante laisse croire que les gares seront bientôt privatisées, un sujet épineux qui risque d'exploser au visage du gouvernement. Surtout que le ministre des transports et son propre directeur de cabinet ne s'accordent pas du tout sur cette délicate question qui risque d'avoir d'importantes répercussions.
Synopsis © Cinoche.com
Acteurs
Réalisateur
Scénaristes
Producteurs
Studio de production
- Les Films du Fleuve
- Archipel 35
Distributeur au Québec
- Funfilm Distribution
Liens
Cote: 3 (Très bon)
Expressive dans ses choix de couleurs et de compositions, la réalisation raffinée et au rythme soutenu met en valeur l'interprétation uniformément brillante d'une distribution triée sur le volet.
Cote: 4 étoiles
Offrant un scénario diablement bien écrit, Schoeller laisse deviner par sa composition raffinée d'images que le pouvoir est une machine bien vorace...
Cote: 3 étoiles
Film complexe sur les arcanes de la politique et les jeux de coulisses, L'exercice de l'État de Pierre Schoeller vaut surtout le détour pour la performance forte de ses comédiens, Olivier Gourmet en tête qui porte le récit sur ses fortes épaules, ramenant le récit vers l'essentiel lorsqu'il a tendance à déraper.
Le film de Pierre Schoeller fait d'autant plus mal qu'il arrive, fait rarissime dans notre cinéma, à donner une représentation crédible de la politique, de sa cuisine, de ses ministres qui se tirent dans les pattes, et d'un personnel qui tente de suivre
Cote: 3,5 étoiles
Réalisé avec finesse, le film adopte la forme d'un thriller, avec son rythme effréné et son suspense soutenu.
Cote: 3,5 étoiles
Là se situe d'ailleurs la force du scénario. Schoeller parvient en effet à nous entraîner dans un monde parallèle, à l'intérieur duquel le pouvoir s'exerce. Les discussions de haut vol que le ministre entretient avec les gens de son entourage sont édifiantes.
La première audace du film de Pierre Schoeller est d'aborder de front le monde politique dans ce qu'il a, à priori, de moins glorieux, c'est-à-dire l'exercice ordinaire de la fonction publique, et d'éviter l'approche habituelle, cinématographiquement plus séduisante et romanesque, de la campagne électorale.
L’Exercice de l’Etat, joué à la perfection (y compris les seconds rôles, Sylvain Deblé en chômeur mutique ou Didier Bezace, visiteur du soir florentin), superbement écrit, sort à point nommé.
Cote: 3 étoiles
Rythmé par un rêve érotique surréaliste, des fantasmes de connexion avec le peuple, un violent accident de voiture, ce portrait d’un homme honorable miné par ses pulsions, atteint dans sa chair, est d’autant plus efficace qu’il dénonce l’impuissance de ceux qui nous gouvernent et la perte d’influence de la politique face à la mainmise grandissante de l’économie. Michel Blanc excelle en directeur de cabinet hanté par Malraux.
Parce que Pierre Schoeller s'amuse avec brio à démonter ces mécanismes, L'Exercice de l'Etat repose en partie sur cette sensation, si plaisante pour le spectateur, d'accéder enfin à une réalité qui lui échappe.
Si le réalisateur de Versailles (2008) est parfois poids lourd, notamment lorsqu'il transforme un chômeur en chauffeur du ministre dont il va réveiller la fibre sensible, il livre un film fascinant qui tient autant de la chronique que de la comédie humaine finement écrite. Olivier Gourmet est excellent et, en vieux routard des alcôves ministérielles, Michel Blanc est charismatique à souhait.
Tout est dit dans ce film fort, forcément sombre sur le pouvoir et ses petits arrangements.