Affiche du film  Harry Potter et les reliques de la mort : 2e partie
© Warner Bros. Canada

Harry Potter et les reliques de la mort : 2e partie

Version en français
v.o.a. : Harry Potter and the Deathly Hallows: Part II
15 juillet 2011

Ensemble

Photo Par Elizabeth Lepage-Boily

Le dernier chapitre des aventures du sorcier Harrry Potter était l'un des films les plus attendus de l'année, on pourrait même avancer; de la décennie. Toute une génération de jeunes - et de moins jeunes - a été marquée, émue, émerveillée par ces aventures, mais comme toute bonne chose a une fin dans ce monde qui est le nôtre (bien tristement pour Warner Bros. qui doit mettre un point final à l'une des franchises les plus payantes de tous les temps), on doit se résigner à dire au revoir. Cet ultime chapitre est-il à la hauteur des attentes - démesurées - des nombreux admirateurs à travers le monde? C'est la question qui brûle les lèvres de bien des cinéphiles et spécialistes du domaine en cette période estivale. La réponse, qui évidemment reste subjective et contestable, devrait en rassurer plusieurs puisqu'elle s'avère globalement affirmative. Quelques passages demeurent, certes, moins bien ficelés et parfois même clichés, complaisants (la finale débonnaire en est un bon exemple), mais, dans l'ensemble, le travail de David Yates est remarquable, à l'image de cette série légendaire qui a amené une génération - et plus encore - à rêver de magie, de châteaux et de grenouilles en chocolat.

Contrairement à la première partie de ce dernier opus, parue dans les salles en novembre dernier, qui trouvait sa valeur dans l'attente et la contemplation, la deuxième moitié est plus dynamique, plus agressive; le héros s'engage dans une lutte à finir avec son ennemi et l'action ne fait que s'accroître plus les forces de son opposant s'amoindrissent. Les effets spéciaux sont, une fois de plus, d'une précision et d'une qualité indéniable. Donner vie à ces situations fantastiques qui peuplent les pages des romans de J.K. Rowling était un défi de taille pour les créateurs, qui sont pourtant parvenus à égaler, sinon à surpasser, l'imagination du lecteur. Au niveau visuel, seule la 3D déçoit. L'an dernier, Warner avait surpris tout le monde en révélant que le septième chapitre n'utiliserait pas cette nouvelle technologie si populaire à Hollywood. Supposément, le temps leur manquait pour nous livrer un résultat respectable. La communauté cinématographique et les spectateurs applaudissaient ce geste noble et gagnaient peu à peu du respect pour ces artistes - visiblement - honnêtes. Malheureusement, le geste et la sagesse des artisans sont aujourd'hui oubliés, noyés sous la pauvreté de cette 3D, qu'on nous disait travaillée et opérationnelle, au coeur de cette conclusion épique.

Harry Potter, contrairement à bien des franchises du même genre, n'insiste pas sur l'aspect moraliste, le film n'essaie pas à tout prix d'inculquer des valeurs ou des idées vertueuses au public. Bien sûr, Albus Dumbledore nous dira que « les mots sont une source intarissable de magie » et le protagoniste, en plus de démontrer un courage hors du commun, prendra les bonnes décisions et s'avèrera être un ami fidèle, mais rien de trop directif pour rebuter l'adulte. Les derniers instants de l'oeuvre nous laissent peut-être un goût amer - une finale digne d'un conte de fées: « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants », mais, d'un point de vue rationnel, très cartésien, il était impensable de ne pas terminer la saga à l'image de son oeuvre originale; des millions d'adeptes auraient été déçus et auraient reconsidéré l'aptitude globale de l'histoire. On ne voulait surtout pas désenchanter les sujets ensorcelés.

Ce chapitre est probablement le plus violent et sanglant de tous, mais si le public du premier livre/film était consitué d'enfants, il est maintenant apte à voir ce genre d'images, à comprendre ce genre de mythologie, ayant grandi de concert avec le héros. C'est maintenant terminé, la grande porte de Poudlard se referme et les Moldus s'engagent, dès aujourd'hui, dans la quête d'un nouvel auteur qui pourra construire un univers aussi riche - et rentable si possible - que celui de J.K. Rowling.

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Photo Elizabeth Lepage-Boily

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