Affiche du film Harry Potter et la coupe de feu
© Warner Bros. Canada

Harry Potter et la coupe de feu

Version en français
v.o.a. : Harry Potter and the Goblet of Fire
v.o.a. : Harry Potter And The Goblet Of Fire : The IMAX Experience
v.f. : Harry Potter et la coupe de feu (IMAX DMR)
20 novembre 2005

Harry l'ensorceleur

Photo Par Karl Filion
Une quatrième aventure haute en couleurs pour Harry Potter, qui plaira évidemment à tous les apprentis sorciers, à la fois grâce à la grandeur de l'aventure et à l'évident savoir-faire d'une équipe complète d'artisans. Harry Potter – le magicien comme le film – livre la marchandise d'un bout à l'autre.

Après Chris Columbus et Alfonsò Cuaròn, c'est Mike Newell qui est responsable de l'adaptation cinématographique des aventures du jeune sorcier créé par J.K. Rowling il y a déjà sept ans. Et après trois années mouvementées à l'école de Poudlard, rien n'indique que le petit Harry aura droit à une pause. Les spectateurs non plus, l'aventure d'Harry est enlevante, sans temps morts. Il s'agit probablement du meilleur film de quatre. Un peu parce qu'il est plus mature, oui, mais aussi parce qu'il est tellement bien conçu que tout fonctionne, des amourettes aux combats épiques, en passant par la gravité du ton face au danger latent.

Harry et ses amis Hermione Granger et Ron Weasley entrent pour une quatrième année à Poudlard. Ils sont bien sûr contents de se retrouver, ainsi que les autres élèves, dont Draco Malefoy, et tous les professeurs, particulièrement le vieux sage Albus Dumbledore. Cette quatrième année sera le cadre d'une compétition entre trois écoles pour l'obtention de la coupe de feu à travers diverses épreuves dangereuses – incluant un combat contre un dragon et l'exploration d'un mystérieux labyrinthe - qui pousseront Harry à se surpasser. Tout ça pendant que le Seigneur Noir, Voldemort, prépare son retour après des années d'absence pour affronter Harry et en finir.

Dans un film plus mature, franchement plus sombre que ses prédécesseurs, le sorcier préféré des jeunes – et désormais des moins jeunes – continue son apprentissage. Le spectateur est vite saisi par l'histoire parce qur le réalisateur sait tout à fait où il s'en va, il fait d'ailleurs concorder tous les éléments pour produire le plus d'effet possible. Le rythme est bon et les temps morts limités. L'ambiance sonore et la musique contribuent évidemment pour beaucoup à cette atmosphère glauque et sinistre d'Harry Potter et la coupe de feu, mais le montage et la réalisation elle-même mettent l'emphase sur plusieurs moments effectivement prenants, même pour les spectateurs adultes et conscients. Parce que les techniques ne sont pas innovatrices, au contraire, mais elles fonctionnent à chaque fois. Newell s'assure aussi de faire un film plus pratique qu'innovateur, où le travail visuel sert à la compréhension et évite d'ajouter à la complexité du récit.

Le trio d'acteur des trois premiers films est de retour et développe encore plus sa complicité. Daniel Radcliffe offre une performance étonnamment mature, Emma Watson et Rupert Grint lui donnent brillamment la réplique est exploitant encore plus les caractéristiques – tracées à gros traits - de leurs personnages. Il ne reste plus qu'à souhaiter qu'ils soient là jusqu'à la fin, parce que leur travail est exemplaire. Cette fois-ci, Brendan Gleeson impressionne beaucoup dans son rôle du professeur Alastor Moody, un excentrique mandaté pour surveiller et protéger Harry.

Le film, qui s'adresse tout de même d'abord aux jeunes préadolescents, exploite donc les éléments qui sont assurés de leur plaire. Le malaise des garçons face aux filles, par exemple, ou le danger de plusieurs situations extrèmes, ou les personnages adultes idéalisés qui deviennent des modèles. Sans oublier un jeu très complexe d'alliances, d'amitiés et d'aide qui font passer le film, qui dure quand même plus de 2 heures 30, à toute vitesse. Un tour-de-force parce que Harry Potter et la coupe de feu ne ralentit jamais le rythme, que les événements n'ont jamais moins d'intérêt malgré leur importance relative sur la santé d'Harry ou celle du monde. En fait, on a longtemps l'impression que le film se construit, alors que les divers éléments commencent déjà à s'expliquer et à s'influencer.

Harry Potter et la coupe de feu est un film digne de l'ampleur du phénomène. Rien n'a été laissé au hasard et le résultat est probant, grandiose et ensorcelant. À la fois les acteurs, la réalisation et la musique servent l'intérêt d'un public-cible conquis d'avance. Évidemment, cela n'assure pas le succès auprès des autres, mais après l'aventure Harry Potter et la coupe de feu, il ne semble pas exagéré de confirmer qu'ils seront aussi conquis, voire ensorcelés.
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Photo Karl Filion

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