Affiche du film  In Good Company
© Universal Pictures

En bonne compagnie

Version en français
v.o.a. : In Good Company
26 juillet 2005

Salut la compagnie!

Photo Par Karl Filion
En bonne compagnie offre un divertissement de qualité, délicat mais constant, en plus de faire rire efficacement grâce à son honnêteté inconditionnelle. Honnête dans sa réalisation comme dans son interprétation, le film séduit aisément. "Honnêteté" devient le mot important de cette histoire de bonne compagnie qui ne sait pas comment se terminer.

L'aspect le plus intéressant à analyser de En bonne compagnie est sans équivoque son réalisateur. Paul Weitz est l'homme derrière Americain Pie, une comédie juvénile honnête qui, à défaut de donner dans l'humour intelligent, offrait de nombreux moments de rire franc. Puis, en 2002, sans s'éloigner du genre comique, Weitz a fait un virage important avec About a Boy (avec Hugh Grant). Dans la plus pure tradition de la comédie londonienne, ce film, plus introspectif, explorait le parcours d'un insouciant citadin de 38 ans qui rencontre un jeune garçon de 12 ans avec honnêteté, bon goût, et beaucoup de succès. En bonne compagnie a certainement des airs de famille avec ce dernier, offrant la même franchise et le même bon goût, sans être aussi ingénieux.

La réalisation, plutôt effacée, de Weitz, dresse un portrait complet de l'environnement où ses personnages s'accompliront. Habilement, il dessine la famille presque parfaite de Dan Foreman, directeur des ventes publicitaires d'une revue sportive, ainsi que son lieu de travail, se permettant au passage une petite satire des conglomérations et de la recherche incessante de profits, qui coûte des emplois à d'honnêtes travailleurs de plus en plus régulièrement. Ses plans sont toujours appropriés, parfois même vibrants, lorsqu'il filme une discussion à trois des sourcils au menton, par exemple, alternant entre les personnages impliqués.

Si la prestation de Dennis Quaid est digne d'un acteur de sa maturité, c'est-à-dire constante – et honnête – celle de Topher Grace, dans le rôle de son nouveau patron, démontre beaucoup de talent et lui promet un grand avenir dans le cinéma grand public. Il dégage un charisme certain, s'adapte aisément et fait rire, sans tomber dans un banal mélodrame ennuyant. Il faut certainement donner une part du mérite au réalisateur dans ce cas-ci. Scarlett Johansson, toujours aussi délicieuse, brille de beauté et d'assurance, forçant votre humble serviteur – je suis bien humain - à céder à ses charmes, la persuasion opérant magnifiquement à chacune de ses présences. Les plus perspicaces remarqueront la présence de Malcolm McDowell (A Clockwork Orange) à la fin du film, un homme qui dégage toujours autant de puissance.

Si quelques moments brisent un peu le rythme, par leur manque de logique, d'autant que la finale semble très invraisemblable et un peu bâclée, les agréables – donc honnêtes – moments de rire sont loyaux, honorant un humour qui conserve son intelligence et son bon goût intacts. La bande sonore est agréable et elle ajoute au plaisir qui se dégage de l'ensemble.

Même si En bonne compagnie fait parfois la leçon, sa justesse et sa rigueur – son honnêteté – séduisent, sans que le manque d'originalité ou de logique ne nuisent à son bon développement, d'autant que ses vedettes brillent de tous leurs feux, et qu'ils sont bien décidés à nous séduire.
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Photo Karl Filion

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