Affiche du film Click
© Sony Pictures

Clic

Version en français
v.o.a. : Click
21 juin 2006

Question de priorité

Photo Par Karl Filion
Adam Sandler est de retour. Le vrai, le vieux, le pas toujours drôle Adam Sandler. Avec ses blagues de mauvais goût et grossières, avec ses maladresses, avec sa futilité. Drôle pour les mauvaises raisons, Clic est un film douteux.

Adam Sandler, le « génie » derrière Happy Gilmore et The Waterboy récidive, dans un film fait sur mesure pour lui, où il apparaît dans chaque scène, où ses co-vedettes - si on peut les appeler ainsi - lui servent de faire-valoir. Notons la très jolie et irréalistiquement compréhensive Kate Beckinsale, le très... lui-même, David Hasselhoff et le très mais-qu'est-ce-qu'il-fait-là? Christopher Walken.

Michael Newman est un architecte en pleine ascension. Sur le point d'être promu, il en a plein les bras avec ses deux enfants, sa femme, ses parents et son employeur. Sauf que lorsqu'il tombe sur une télécommande universelle, qui peut modifier sa réalité à la manière d'un DVD, il découvre qu'il peut passer par-dessus les moments les moins agréables de sa vie : les disputes, les soupers de famille, les maladies, le travail. Sauf que ça, c'était avant de perdre le contrôle de la télécommande.

Click ressemble à un adolescent, mâle en l'occurrence. D'abord fébrile de toucher, modifier, influencer sur ce qui l'entoure, ce dernier fait quelques folies, des incidents isolés, pour se venger ici et là d'une personne ou d'une autre. Amical, cabotin, drôle, mais inoffensif. Rien de bien méchant, juste des bêtises. Puis, soudain, il devient plus mature. Il regrette ses erreurs, voudrait se racheter, essaie tout sorte de choses pour rattraper son insouciance, voudrait passer plus de temps avec sa famille, ses parents. De deux choses l'une, et Clic est parfois l'un, parfois l'autre, sans savoir, sans se décider et sans être vraiment ni drôle ni triste.

Il est à espérer que personne, ni le réalisateur Franck Coraci, ni Sandler, n'essayait de nous faire pleurer avec ces quelques scènes larmoyantes à la fin, regrets et excuses inclus. Franchement, il n'y a rien là pour s'émouvoir, sauf le temps qu'on perd à être triste pour rien. Et quand il essaie d'être drôle, Clic décide d'être vulgaire.

Un chien trop cajoleur, quelques coups de pied et poings, et quelques insanités seront donc le lot des amateurs de l'humour d'Adam Sandler et, malheureusement, de tous les autres qui tenteraient d'approcher son plus récent film. Futile et un peu idiot, tel l'adolescent qu'il est, son humour est rarement drôle, particulièrement lorsqu'il prend finalement possession de sa fameuse télécommande. À partir de là, tout est prévisible et beaucoup trop long.

Clic est le genre de film qu'on irait voir pendant les pauses d'une autre émission s'il passait à la télévision. Ou alors ce type de film qu'on enregistre mais qu'on n'a jamais le temps d'écouter. Et on peut faire ça grâce, à la télécommande, qui n'est pas encore assez universelle pour se transporter au cinéma et zapper Clic. Dommage.
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Photo Karl Filion

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