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Jeudi 14 avril 2011 à 16h12

Richard Roy parle de Frisson des collines

Photo Par Elizabeth Lepage-Boily
Antoine-Olivier Pilon

La comédie dramatique Frisson des collines, réalisée par Richard Roy, prend l'affiche dans les cinémas de la province dès demain. Les acteurs Guillaume Lemay-Thivierge, Evelyne Brochu et le jeune Antoine Pilon, qui en est à sa première expérience à l'écran, font partie de la distribution du long métrage.

Il y a 41 ans presque jour pour jour, les Américains envoyaient un homme marcher sur la Lune. Pendant ce temps, en pleine époque du « Peace & Love », Frisson, un garçon de douze ans dont le père vient de mourir tragiquement, trompe l'ennui de vivre à la campagne auprès de son idole, le motard Tom Faucher, comme lui grand fan de Jimi Hendrix. Il fait les quatre cents coups avec son ami, le gros Thibault. Il nourrit un amour secret pour sa maîtresse d'école, la charmante Hélène, et il tente par divers moyens d'accéder à son intimité. D'autre part, Frisson reste insensible aux avances de la jeune et fougueuse Chantal, pourtant bien déterminée à conquérir son coeur. Frisson le rebelle croit tout possible, même d'arriver à se rendre au festival de musique de Woodstock et d'obtenir un autographe du dieu Jimi.

Le réalisateur et scénariste Richard Roy s'est grandement inspiré de sa jeunesse pour écrire les textes du long métrage. « Je viens d'un petit village, semblable à celui présenté dans le film. Quand je n'étais qu'un enfant de l'âge de Frisson, je tentais de tromper l'ennui de la campagne en faisant quelques mauvais coups avec mes amis. Le grille-pain dans le pupitre, les mélanges de gins et de Tia Maria et les moutons colorés sont toutes des péripéties qui me sont véritablement arrivées. »

Beaucoup d'évènements importants se sont déroulés à cette époque; la premier pas de l'homme sur la Lune, les premiers ordinateurs, le premier vol du Boeing 747. « Effectivement, c'est une période très riche et je voulais ce genre d'effervescence dans mon film. Cette époque-là c'est une trame de fond incroyable. C'était des gens qui voulaient changer le monde, qui voulaient faire bouger les choses. Ils n'ont pas vraiment réussi mais, à la base, c'était une méchante belle idée. »

« J'avais envie de faire une oeuvre rafraîchissante, un vrai « feel good movie », un film que l'on pourrait décrire comme une main sur une épaule, un réconfort, ajoute le réalisateur. Même si le petit garçon doit traverser des moments plus difficiles; la mort de son père, je ne voulais pas en rester là. Tout le monde a vécu, peut-être indirectement, une situation de deuil, mais ce n’est pas tout dans la vie. Et Frisson nous le démontre en surmontant naïvement mais fièrement cette épreuve. »

Selon Richard Roy, réunir la distribution a été relativement aisé. « Tous les acteurs ont dit « oui » du premier coup, ils ont tous immédiatement cru au projet. Pour choisir l'acteur qui incarnerait le personnage principal, nous avons rencontré 1500 jeunes talentueux et notre choix s'est finalement arrêté sur Antoine Pilon. Plusieurs autres enfants étaient bons mais Antoine avait quelque chose de particulier, il pouvait être à la fois baveux et tendre, sensible et intelligent. »

Le jeune acteur en question est particulièrement heureux de sa première expérience de plateau. « De pouvoir jouer en compagnie d'aussi grands acteurs, c'était inespéré, magique. C'est évidemment une aventure que je n'oublierai pas de sitôt. » Antoine Pilon, originaire de Montréal, décrit son personnage comme suit : « Frisson c'est un bum qui veut avoir l'air d'un homme. Il entre par exemple dans un bar, s'assoit à côté de son ami trentenaire Tom et boit un coke naturellement comme s'il avait le droit d'être dans ces lieux. Suite à la mort de son père, il s'attache à Tom Faucher, qui devient un peu comme son deuxième père. Lorsque Frisson a une idée en tête, il n'abandonne jamais. Je crois que nous avons cette caractéristique en commun lui et moi, c'est d'ailleurs grâce à cet entêtement que je suis rendu jusqu'ici. »

« Lorsque j'avais une scène plus difficile à jouer, je m'encourageais souvent en me disant qu'après j'irais surement faire de la moto avec Guillaume sans casque. C'était une énorme motivation pour moi. Quand je voyais la moto dans un coin lorsque j'arrivais sur le plateau, je savais que j'allais sûrement monter dessus dans l'après-midi, alors j'étais très heureux et plus motivé. C'était mon petit boost de la journée. »

Guillaume Lemay-Thivierge a apprécié tout autant que le jeune acteur ces scènes dans lesquelles il enfourchait une Harley Davidson. « C'était assez incroyable de se promener en moto sans casque devant des policiers qui ne réagissaient pas. En fait, tout dans ce plateau était assez extraordinaire. L'ambiance était détendue, relaxe, les gens étaient en harmonie, et je crois qu'on peut le ressentir dans le film. »

Lemay-Thivierge incarne ici le personnage de Tom Faucher, « un motard sympathique, qui vit dans une petite roulotte dans un petit village. On imagine qu'il a vécu là probablement toute sa vie et c'est un gars qu'on sent assoiffé de liberté, d'aventures et de découverte mais qu'il n'a pas pu le faire jusqu'à maintenant parce qu'il a dû s'occuper de son père. Quand arrive l'année 69, il sait que ça y est, que c'est maintenant le temps de découvrir le monde comme il l'a toujours rêvé au volant de sa moto, qu'il surnomme sa fidèle compagne. »

L'acteur connaissait cette période frénétique principalement grâce à ses parents. « Mes parents m'ont beaucoup parlé de cette époque. Ils ont adhéré à cette mode hippie, marginale, peace and love. Sans être allés à Woodstock, ils étaient très proches de cette mentalité-là et ils m'en ont beaucoup parlé. »

Evelyne Brochu, qui interprète Hélène, « une femme romantique, rêveuse, optimiste », a quant à elle été fort impressionnée par la personnalité et le talent de Guillaume Lemay-Thivierge. « Je savais que c'était un acteur incroyable et on m'avait dit qu'il était chaleureux et accessible, mais il est plus grand que nature. Il a un talent exceptionnel pour mettre les gens à l'aise et il connaît tellement bien les plateaux que dès qu'il y avait une petite tension, il faisait une blague pour détendre l'atmosphère. »

« À un moment sur le plateau, il a même été un héros pour moi; j'ai appris à conduire manuel pour le film et je devais rouler à vivre allure sur une route de campagne pas attachée. J'avais peur parce que j'avais tout de même la vie d'un petit gars de 13 ans entre les mains. Guillaume a senti ma crainte, il s'est installé derrière les bancs dans la voiture et me dictait quoi faire. Je me suis immédiatement sentie en sécurité. Même si on ne le voit pas à l'écran, moi je sais que lorsque je passe devant l'affiche Woodstock à toute vitesse, Guillaume est derrière moi et me coache. »

« C'est vraiment un film pour toute la famille. Ceux qui ont vécu cette époque se retrouveront à l'écran alors que les plus jeunes qui, comme moi, ont grandi avec L'été de mes 11 ans, seront également intéressés, invariablement happés, par cette période historique du Québec qu'ils n'ont pas vécue mais dont ils ont longuement entendu parler », précise l'actrice que l'on pourra voir également dans le film Café de Flore de Jean-Marc Vallée cet automne.

Frisson des collines prend l'affiche ce vendredi.

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