entrevue
Jeudi 6 mars 2014 à 15h57

Patrick Boivin et Olivier Roberge parlent de Bunker

Photo Par Karl Filion
Olivier Roberge et Patrick Boivin sur le plateau de Bunker

Bunker, un long métrage écrit et réalisé par Patrick Boivin et Olivier Roberge, coauteurs du long métrage indépendant Enfin l'automne, prend l'affiche ce vendredi à Montréal et Québec. Le film met en vedette Martin Dubreuil et Patrice Robitaille dans le rôle de deux soldats chargés de surveiller pendant six mois un bunker dans le Nord du Québec. Si l'alarme retentit, ils doivent actionner un bouton qui pourrait bien déclencher une riposte nucléaire.

Julien Poulin, Alex Bisbing, Louis Tremblay et Ricardo Trogi font aussi partie de la distribution dans des petits rôles.

Les deux auteurs et réalisateurs ont partagé la majorité des tâches pour le projet. « On a tout fait ensemble. On a écrit le film ensemble, on a réalisé ensemble, donc pour nous ça va de soi, on est deux auteurs, donc deux réalisateurs », dit d'abord Boivin. « On a nos forces, et on le sait. On est capable d'apprécier les forces de l'autre. Personnellement, je vais beaucoup plus loin dans mes projets quand je les fais avec Olivier. On est des amis de longue date, et on se remet toujours en question. »

Sur le plateau, même après toutes les réécritures et la préparation, reste-t-il des choses à découvrir? « On a une façon d'approcher le tournage qui est de se préparer énormément, donc on sait exactement ce qu'on va tourner. On ne tourne rien en superflu, les plans qui sont choisis dans le film au montage, c'est pas à cause du montage, c'est parce qu'on l'a tourné comme ça. »

Le film est en fait un huis clos mettant en scène deux acteurs. « Sur le plateau, ils avaient des propositions, répond Olivier Roberge. Ils sont très différents, Martin, il questionne beaucoup, tandis que Patrice se fait son idée, sans un mot, et il joue. Ils apportent quelque chose qu'on ne voit pas nécessairement venir à tout coup. »

Comment sont-ils différents? « Martin, il va prendre un texte, il va le changer, il va se regarder dans le miroir en le répétant, et il va arriver avec de quoi qu'il a assimilé, qu'il a vécu. Patrice, il va prendre un texte et c'est fascinant à quel point il va te le livrer et que ça va avoir l'air vrai. Les deux ont une authenticité incroyable, mais ils livrent de façon complètement différente. Ils se complétaient. »

L'authenticité semble primordiale dans la démarche. « Quand on écrit un scénario ici, on écrit pour le lecteur. On écrit pour être compris par le lecteur, pas pour l'écran, on écrit pour être financé. Donc on met plus d'information pour être sûr que les gens comprennent, mais un moment donné on se perd un peu là-dedans. Il faut être en mesure de trouver ce qui est vrai et ce qui n'est pas vrai, sinon ça devient un film qui n'est pas vécu. »

L'histoire est inspirée d'un fait divers, alors qu'un ex-agent du KGB a prétendu que des bunkers nucléaires existaient encore en Amérique. « On voulait implanter l'histoire ici, question de sensibilité. Mais on a fait des recherches et on a appris que oui, il y avait eu des missiles nucléaires au Canada appartenant au Canada, il y avait des bunkers qui faisaient partie de lignes de défense, et il y avait des collaborations avec les États-Unis dans leur plan stratégique pendant la Guerre Froide. On s'est convaincu qu'on pouvait proposer cette histoire au Québec, on voulait que ce soit crédible. »

Bunker est distribué par Les Films Séville.

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